12 janvier 2011

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AED, AVS, CAE-CUI : il est urgent de mettre fin à la précarité dans l’Education nationale.

Dans les collèges et lycées, le manque de moyens nuit considérablement aux missions d’éducation et d’accompagnement.

La précarité des personnels est intolérable !

Malgré la volonté affichée du gouvernement de lutter contre l’insécurité, la violence scolaire et l’absentéisme, nous assistons à une baisse drastique des moyens dans les vies scolaires ; les conditions de travail des personnels (AED, CPE,...) ne cessent de se dégrader, au détriment de l’encadrement des élèves et de la qualité du service public.
Au mois de juin 2010, la mobilisation des vies scolaires en direction de l’Inspection académique a permis de sauver 42 emplois de surveillants (AED) dans les Bouches du Rhône, mais le compte n’y est pas. Et la précarité s’accroît.

Le SNES revendique un véritable statut de surveillant étudiant s’inspirant de celui des MI-SE amélioré :
des règles nationales statutaires qui permettent d’unifier et de garantir les conditions d’emploi et de service ;
une gestion rectorale du recrutement qui permet de lutter contre les pressions locales ;
une revalorisation de la rémunération reconnaissant le recrutement au niveau bac : 1 500€ mensuels net ;
que poursuivre des études ou accéder à une formation qualifiante doit être facilité par une baisse des quotités horaires ;
Le SNES et la FSU revendiquent, pour les AVS, la création d’emplois statutaires (cadre B de la fonction publique) pour la prise en charge des élèves en situation de handicap.

A ces revendications, le gouvernement répond par la création des contrats aidés (CAE puis CUI) : des contrats de droit privé, très précaires, renouvelables dans la limite de 3 ans pour les CAE et d’une quotité horaire de 26h hebdomadaire. Aujourd’hui ces contrats CAE sont renouvelés et remplacés par des contrats CUI encore plus précaires, renouvelables dans la limite d’un an et d’une quotité horaire de 20h hebdomadaires ce qui constitue une importante diminution de salaire pour les personnes passant d’un CAE à un CUI. En effet, la rémunération de ces contrats souvent fixée au minimum (SMIC horaire) est plombée par les temps incomplets. Les conditions de travail sont souvent très dégradées avec une charge de service souvent alourdie en comparaison avec les personnels titulaires.

Le Ministère de l’Education Nationale emploie environ 500 000 personnes sous contrats aidés (CAE ou CUI) essentiellement dans le 1er degré. La restriction des moyens mise en œuvre au sein de l’EN prévoit de réduire le nombre d’emplois de vie scolaire à 380 000. De plus la contribution du Ministère à la prise en charge des salaires est en augmentation. Cela a conduit à des retraits de postes, des non-renouvellements de contrats, ou des renouvellements à des conditions encore plus mauvaises (passage d’un contrat CAE à un contrat CUI).
Le gouvernement laisse une majorité de ces salariés sans perspectives d’emploi durable parce qu’ils n’ont pas bénéficié des formations nécessaires à leur insertion professionnelle. Or les tâche qui leur sont confiées correspondent à des missions pérennes qui nécessitent des personnels stables.
La précarité constitue un outil managérial d’isolement des agents, que de nombreux employeurs territoriaux utilisent au mépris du statut de la fonction publique et de la bonne marche du service public de proximité.
Il est urgent de mettre fin à la précarité dans le fonction publique !