Le SNES est intervenu ce jour au rectorat, à l’occasion du groupe de travail paritaire sur les affectations, et est parvenu à convaincre sur la nécessité de revenir sur la plupart des affectations de stagiaires problématiques :
Nous avons obtenu la suppression de la quasi totalité des affectations à cheval sur plusieurs établissements (y compris les compléments de service en SEGPA).
Nous avons gagné le retrait d’un certains nombre de postes classés ZEP ou APV et de tous les postes en Ambition Réussite. Pour de nombreux stagiaires, nous avons obtenu une diminution de leur temps de service.
Par ce biais, de nombreux stagiaires vont effectuer un service bien inférieur à 18 heures. Dans le cadre de la réforme de la formation dans laquelle les stagiaires sont à temps complet, c’est un premier pas sur lequel il faudra s’appuyer. Aussi, nous devons être attentif dans les établissements à ce que les chefs d’établissements n’augmentent pas artificiellement l’horaire qui figure sur l’arrêté rectoral de ces stagiaires.
Le SNES continuera à intervenir pour que tous les stagiaires puissent bénéficier de cette avancée.
Nous invitons chaque stagiaire à nous contacter pour que nous puissions l’aider à résoudre les problèmes administratifs et professionnels qu’il risque de rencontrer en cette rentrée.

Intervention liminaire du SNES :

La reforme de la formation initiale qui se met en place cette année est un affront au métier d’enseignant : mettre des stagiaires à temps complet dans les établissements avec une formation en partie en plus de ce temps complet , c’est considérer qu’enseigner n’est pas un métier qui s’apprend. C’est faire primer les économie budgétaires par le biais des suppression de postes sur la formation des enseignants. Cela conduit inévitablement à un amoindrissement de la qualité de l’enseignement transmis aux élèves.

Cette réforme constitue également un piège pour les stagiaires lauréats. En effet, réussir une année de stage dans ces condition relève d’une véritable gageure : pour la plupart, ils n’ont aucune expérience de l’enseignement, tous leur cours à construire avec le même service que les titulaires, une partie de leur formation étant en plus de leur temps complet.

Dans ce cadre là, nous ne pouvons accepter que certaine des affectations stagiaires figurants sur le projet du rectorat soient des postes à cheval sur plusieurs établissements ou pour d’autre encore qui correspondent à des établissement difficiles (ZEP,APV,AR).

Nous demandons donc qu’aucun stagiaires, déjà sous le cp d’une réforme accablante, ne se retrouve dans ses conditions d’enseignements aggravées : services partagés ou encore établissements difficile.

Nous proposons de les affecter en surnombre dans les établissements sur le service du tuteur. Si cette solution n’est pas envisageable par le rectorat, il faut en trouver une autre (réduction du temps de service par exemple)

Nous sommes conscients du surplus de stagiaires accueilli dans l’académie : 300 au lieu de 200, mais les affectations dont nous parlons sont contraires aux engagements publics du ministère et du recteur lui même.
Nous ne comprendrions pas, alors que la rentrée des stagiaires est un sujet suivi avec la plus grande attention par la profession autant que par la presse, que le rectorat ne trouve pas le moyen de résoudre le problème de ces affectations qui ne représentent au final qu’un petit pourcentage de l’ensemble des affectations des stagiaires.