29 mars 2010

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Au 3éme trimestre l’action continue, dans chaque établissement rédigeons avec les collègues, les parents un PLAN d’URGENCE Educatif

Réforme des lycées, gestion autoritaire des EPLE, entrée dans le métier, dotations pour la rentrée 2010, revalorisation, conseil pédagogique

Les collègues s’étaient rassemblés sur le Vieux Port à Marseille, après la réunion du CTPD 13 qui a de nouveau débattu de la suppression de postes en collège.

CTPD trois nouveaux postes sauvés

Mais le résultat est toujours insatisfaisant : pour 88,5 fermetures de postes annoncées par le recteur, l’IA13 avait dans un premier temps prévu 121 mesures. Ce qui est doublement scandaleux.

Les nombreuses délégations (plus de 50) parents profs qui se sont rendues à l’IA, les interventions multiples et répétés des représentants du SNES ont permis de réduire la facture à 96,5 suppressions, l’administration gardant « sous le coude » les moyens restants pour les redistribuer au mois de juin. Nous avons dénoncé cela parce que les postes fermés aujourd’hui ne seront pas ouverts en juin, ils deviendront des moyens provisoires et représentent une dégradation des conditions d’emploi.

Il nous faut augmenter la pression à la rentrée pour obtenir une rallonge budgétaire pour les académies en particulier celle d’Aix Marseille qui est sinistrée sur le plan éducatif.

c’est le sens de notre PLAN D’URGENCE qui peut être utilisé dans les collèges et lycées afin que tous s’en saisissent, évaluent les besoins non couverts, en collaboration avec les parents, dans le but d’en faire une synthèse générale et repartir de l’avant au troisième trimestre.

Le Ministre a été contraint ce weekend à annoncer des premières mesures de revalorisation. Ce premier geste, certes très largement insuffisant car ne touchant qu’un quart de la profession et n’offrant qu’une revalorisation très limitée pour les jeunes enseignants, est à mettre à l’actif de nos mobilisations et de nos revendications sur l’élévation du niveau de recrutement et sur la revalorisation de nos professions.

C’est le signe que nos actions peuvent permettre des avancées pour nos professions : il faut poursuivre jusqu’à obtenir une revalorisation qui concerne tous les personnels (reconstruction de la carrière pour tous, accélération du rythme d’avancement d’échelons, augmentation des possibilités d’accès à la hors-classe, élargissement des recrutements dans le corps des agrégés, charge de travail).

Le Ministère espère qu’avec ces annonces, il fera cesser la contestation des suppressions de postes (1 fonctionnaire sur 2 partant à la retraite non-remplacé) et sur les conditions de la rentrée 2010, des mesures éducatives qui dessinent une scolarité a minima pour la grande majorité et un lycée réservé à une minorité de jeunes, de la destruction de la formation professionnelle des jeunes enseignants.

Pourtant, les conditions de la rentrée 2010 sont intenables dans de nombreux établissements, en particulier dans les collèges des Bouches-du-Rhône. Pourtant, l’entrée dans le métier à plein temps dès la rentrée 2010, sans même avoir reçu de formation professionnelle, placera les jeunes stagiaires et leurs élèves dans une situation ingérable.
Pourtant, la réforme des lycées préfigure un fonctionnement du système éducatif basé sur la concurrence de tous contre tous.

Après Conseil Supérieur de l’Éducation qui a à son ordre du jour le 31 mars les nouveaux programmes et le 1er avril la réforme des séries technologiques, le SNES appelle à poursuivre l’action.