DECLARATION SNES-FSU à la CAPA NOTATION DU 14/04/2011

Monsieur le Ministre de l’Education Nationale,
Monsieur le Recteur,

Nous nous adressons à vous, aujourd’hui, car la situation nous semble toujours critique pour notre catégorie sur divers points.

En effet, concernant la notation administrative des Conseillers Principaux d’Education, il apparaît que les collègues d’Aix-Marseille sont clairement lésés par une politique académique très restrictive (notamment une notation tous les deux ans à partir de 19.90, augmentation exceptionnelle possible qu’une fois par le même chef d’établissement) qui ne vise en fait qu’à freiner l’augmentation de note au prétexte que celles-ci sont trop élevées et ne peuvent plus refléter la valeur professionnelle réelle des agents concernés. Ce qui est bien évidemment incompréhensible pour les collègues qui sont reconnus de tous les partenaires, y compris des autorités hiérarchiques, comme de bons professionnels pour la quasi-totalité. Pour exemple, le nombre de contestation en baisse année après année, qui au lieu d’être un indicateur objectif de mieux-être de la catégorie, reflète tout au contraire, un désarroi et un manque de confiance dans l’autorité de tutelle, dû essentiellement à l’impossibilité de réelle négociation. Le système de notation et en conséquence d’évaluation des pratiques professionnelles, tel qu’il est pratiqué à l’heure actuelle, est devenu si contraignant, pour les CPE et pour les Chefs d’Etablissement, qu’il en a perdu tout son sens.

Par ailleurs, le fait de systèmes de notation complètement déconcentrés et déconnectés les uns des autres, va à l’encontre d’une égalité dans la progression de carrière, car selon l’académie d’où l’on part et celle d’où l’on arrive, cette dernière peut être soit largement améliorée, soit complètement bloquée, et ce malgré des compétences professionnelles reconnus par les chefs d’établissements, comme par les IA-IPR EVS.

Il nous semble donc vital qu’une harmonisation nationale soit instaurée. Ceci dans le but de recréer l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire auquel tout fonctionnaire aspire, et a droit, lorsqu’il entre dans la Fonction Publique d’Etat. A ce titre, nous vous rappelons une des revendications historiques du SNES, à savoir la création d’une double notation, à l’instar des enseignants, par des IPR spécialisés, issus du corps des CPE.

Concernant le nouveau protocole d’inspection qui va entrer en vigueur, nous ne pouvons qu’être inquiets du choix des critères retenus.

Nous notons depuis quelques années, l’introduction de nouveautés dans notre métier à travers les notions de pilotage du projet éducatif, de management, de rôle de conseiller technique du Chef d’Etablissement, de Projet de Vie Scolaire, de loyauté… Or, ces éléments ne sont codifiés nulle part, hormis selon les académies dans quelques BA, et plus récemment dans quelques attendus du nouveau concours. Ils n’ont à l’heure actuelle aucune valeur légale et ne découlent pas directement de notre circulaire de mission. Ils n’ont de plus été discutés, négociés avec aucun partenaire, et ne tiennent de ce fait aucun compte des pratiques professionnelles des collègues au sein des établissements scolaires.

Malgré le fait que les élus nationaux et académiques du SNES aient eu quelques occasions d’échanger sur ses inquiétudes avec, soit l’inspection générale soit des IA-IPR-EVS, nous n’avons pas été rassurés. Il semble que ce protocole d’inspection ait été mis en place afin de nous amener doucement mais surement vers l’acceptation du rôle que l’administration souhaite nous voir exercer celui de préfet des études , pilote du projet éducatif de l’établissement et intégré à l’équipe de direction.

Cet objectif fait fit de la réalité quotidienne et des besoins de personnels comme les CPE, reconnus par tous les acteurs de la communauté éducative.

L’administration ne raisonne plus en terme de qualité mais est toujours guidée par la logique d’économie budgétaire inscrite dans la RGPP. Tout cela au détriment d’un suivi individuel et collectif des élèves de qualité , et plus largement, du bon fonctionnement du système éducatif.
Les élus du SNES-FSU ne souhaitent pas …..

Les commissaires paritaires SNES-FSU.

ATIA Mohamed (Collège de Gréasque), BORELLY Patrick (Lycée Daumier), BOURELY Yves (Lycée Benoît, 84),SAMOUILLER Carole (LP Leau, Marseille), ANTAR Djillali (Lycée Diderot, Marseille),HYVERNAUD Jean-Luc (Lycée Marseilleveyre, Marseille), JAUBERT Claude (Collège d’Apt),SERVANTON Marlène (Collège Malraux, Marseille)