1) CTPD

Le CTPD collèges du Vaucluse a eu lieu vendredi 11 mars. Nous y avons rappelé pourquoi les enseignants et les parents refusent massivement les DGH (classes surchargées, prévisions d’effectif douteuses, services ubuesques, délibérément dégradés pour faire absorber les heures supplémentaires...). Nous avons dénoncé les cas de chantage des chefs d’établissement qui menacent alors que les besoins existent de suppressions de postes, de créations de compléments de service ou d’annulations de temps partiels déjà accordés mais éventuellement repris par l’administration.

2) Constitution des services

- A propos des temps partiels : le chef d’établissement ne peut pas seul revenir sur un arrêté rectoral. En revanche il peut demander au rectorat de rapporter l’arrêté et a 4 mois pour le faire.

NB : cette solution n’en est pas une pour le chef d’établissement : son problème est de faire absorber des HS, et un retour de temps partiel consomme des Heures postes.

- A propos du refus des HS :

il resterait l’arme de destruction massive de ces DGH. Les classes sans prof à la rentrée seraient innombrables (les HS représentent plus de 130 Equivalent Temps Plein dans les seuls collèges du département). Ce combat est donc toujours le premier à mener.

- A propos des « berceaux » des stagiaires :

Aucun ne doit créer de mesure de carte ou de complément de service. C’est un engagement ferme du recteur. Le nombre de stagiaires dans le département semble être en diminution : 28 pour l’instant (au départ 39, mais 11 retirés car ils créaient des MCS). Nous signaler tous les cas contraires.

3) Les moyens

L’IA a en réserve de quoi créer 6 divisions (uniquement en HS !). Il a reconnu qu’il faudrait déjà tout dépenser pour couvrir les besoins (notamment à Hendricks, M. Mauron, signalés lourdement) mais préfère le faire en juin, quand les effectifs seront « affinés » (les erreurs sont parfois plus importantes en juin qu’en mars, mais bon...)

Il y a de fortes chances pour qu’il ne couvre pas tout. Il a déjà renoncé à ouvrir une ULIS (intégration handicap) et limite les capacités d’accueil des SEGPA (-10% !) : ces élèves sont en effet ceux dont la scolarité coûte le plus cher (H/E x 2,5). L’IA a laissé entendre que la SEGPA ne servait à rien en terme d’insertion. Nous (et, pour l’administration, le CIO !)les avons défendues pédagogiquement.

Mais il est sûr que l’enseignement adapté est dans le viseur... Va-t-on les laisser le dépecer ? Et intégrer, dans nos classes déjà souvent malades, des élèves déficients ?

Non, on ne va pas les laisser faire. Ni ça, ni les collèges à 2 vitesses (CLAIR ne menant, faute de garantir les programmes nationaux, ni au brevet ni au lycée mais au livret de compétences), ni la suppression de la voie de la démocratisation que sont les STI (déjà les chefs présentent aux secondes les nouvelles STI-STL comme des voies S bis), ni le misérable sort fait aux stagiaires, ni les scandaleux cadeaux faits au privé...