Aprés la 3e année de mise en place le tableau est de plus en plus inquiétant

La mise en place du dispositif Ambition Réussite ne concernent que 26 établissements de l’Académie, sur les 101 classés ZEP (et 64 APV).

De fait, les autres établissements ZEP sont-ils désormais dans « l’éducation prioritaire de seconde zone » ?

Quels que soient les classements, les moyens ne sont de toute façon pas au rendez-vous :
les dotations horaires des EP1, en baisse l’an dernier, n’augmentent pas cette année et stagnent en comprenant en moyenne 25% d’HSA supplémentaires.

Loin de faciliter la tâche des enseignants, cela implique une augmentation de leur temps de travail et des mesures de cartes scolaires, imposant souvent aux concernés un service partagé entre deux ou trois établissements, le plus souvent EP1, et accentuant encore la pénibilité de leurs conditions de travail.

Pour unique appui et maigre reconnaissance quelques points sont à gagner pour les mutations, censés à eux seuls renforcer l’attractivité des postes.

Cette année de nouveau sont utilisables :

- 20 points pour 5 ans dans un collège Ambition Réussite

- et 40 points pour 8 ans sur des vœux « établissement » précis.

Ces établissements conservent par ailleurs les bonifications liées aux APV (100 points après 5 ans et 300 points après 8 ans , utilisables sur des vœux communes ou plus larges).

La logique reste donc la même : ne pouvant améliorer les conditions d’exercice, l’administration affiche une reconnaissance a posteriori de la pénibilité d’exercice pour permettre aux collègues de partir. Or si l’on voulait vraiment rendre ces établissements attractifs, on y améliorerait massivement les conditions de travail et on y offrirait des bonifications d’entrée, pour qu’ils soient choisis par les collègues qui y sont affectés.