Le Recteur a réuni le dernier Comité Technique Académique de l’année scolaire : crucial pour la préparation de la rentrée scolaire 2013 ! Cinq heures de réunion ont été nécessaires pour faire le tour d’un ordre du jour chargé au cours duquel nous sommes revenus sur la création de l’ESPE, la formation continue des personnels, l’accueil des jeunes collègues à la rentrée 2013, le budget de l’académie, la suppression des emplois de vie scolaire, l’orientation et la formation continue des adultes, la disparition des subventions de la DRAC en faveur des options artistiques facultatives, le bilan des nouvelles épreuves de langues vivantes au baccalauréat, le bilan social de l’académie.

Suppressions d’emplois d’Assistants d’éducation :

Nous avons dénoncé la suppression de 106 emplois d’assistants d’éducation au motif de restrictions budgétaires imposées à tous les ministères sur leurs crédits de fonctionnement du fait de l’austérité. Le Recteur s’engage à limiter le nombre des suppressions d’emplois afin d’atténuer l’effet de cette mesure nationale, que les DASEN y travaillent, mais que la situation est rendue plus complexe dans notre académie du fait des orientations énoncées lors du comité interministériel sur Marseille en faveur de l’école ouverte et de l’accompagnement éducatif dans les quartiers défavorisés de la ville, financées sur le même budget que les emplois d’Assistants d’Education. Nous avons affirmé notre souhait de prioriser le fonctionnement des établissements sur le temps scolaire, ce qui suppose de préserver les emplois d’assistants d’éducation, prioritairement aux dispositifs hors temps scolaire, en particulier en dehors des quartiers sensibles.
Le recteur a pris l’engagement qu’aucun AEd ne serait licencié.
A notre demande, le Recteur a renouvelé l’engagement que les Emplois d’Avenir Professeur soient bien considérés dans chaque établissement comme des étudiants en formation effectuant un stage de découverte et d’observation (d’une durée moyenne de 9 h hebdomadaires) et qu’il ne soient pas utilisés pour des missions se substituant à celle des autres personnels, en réponse à une intervention du SNPDEN UNSA s’interrogeant sur le remplacement poste pour poste des AED par des EAP.

Création de l’ESPE et rétablissement de la formation professionnelle initiale des enseignants :

Le Comité Technique Académique s’est félicité du rétablissement de la formation professionnelle initiale des enseignants et de l’adoption à une large majorité du projet de configuration de l’ESPE d’Aix-Marseille au CA de l’Université AMU. Le SNES a renouvelé sa demande d’une élévation du niveau de recrutement des enseignants et d’une revalorisation des métiers, nécessaire pour lutter contre la désaffection que rencontrent aujourd’hui les métiers de l’éducation. Nous avons insisté sur l’importance du lien entre l’ESPE et le terrain, qui suppose que des moyens issus du second degré soient alloués aux ESPE et que les praticiens de terrain soient associés aux formations, à leur conception, aux instances de concertation. Nous avons souligné l’importance qu’il y avait à étoffer le vivier de tuteurs, en les formant et les rémunérant correctement.

Concours réservés :

Le SNES-FSU s’est félicité que la loi du 12 mars 2012, issue du protocole Sauvadet pour lequel la FSU a fortement oeuvré, permette la titularisation dès cette année de plus de 200 contractuels de l’académie.
Mais il a dénoncé les conditions dans lesquelles les personnels contractuels avaient du passer les épreuves du concours réservés sans que leur éligibilité au dispositif ait été au préalable vérifiée. Nous avons insisté pour que tous les admissibles soient garantis de réemploi à la rentrée prochaine sur un service à temps plein. Le SNES-FSU est intervenu pour que les frais engagés par ces agents à l’occasion des épreuves du concours soient pris en charge par l’administration.

Préparation du mouvement des personnels :

L’administration a présenté en séance une liste de près de 700 postes réservés pour l’affectation des stagiaires. Le mouvement des titulaires risque donc d’être cette année encore très fortement contraint par la nécessité d’accueillir les jeunes collègues recrutés lors des sessions des différents concours.
Le SNES-FSU se réserve le droit de contester au cas par cas ces choix en fonction des conséquences sur les agents (compléments de services, mesures de carte scolaire, priorités médicales ...) et des conditions d’accueil des jeunes collègues (conditions d’enseignement, présence d’un tuteur, ...).
L’administration a fait le choix de maintenir des supports stagiaires dans les établissement s les plus difficiles de l’académie mais engagement est pris de ne les utiliser que pour affecter en stage un contractuel présent cette année dans l’établissement.
Le SNPDEN-UNSA a relevé la complexité que revêt cette année la constitution des services et celle des emplois du temps, et ce malgré l’accord conclu dans le cadre paritaire pour procéder aux affectations jusqu’au 20 juillet.

Fermetures de CIO sur Marseille

Interpelé sur ce point par le SNES-FSU, le recteur a confirmé le projet de fermeture de 2 CIO sur Marseille par fusions de CIO. Les raisons invoquées seraient liées à une volonté du Conseil général de récupérer des locaux. Mais le Conseil Général a à plusieurs reprises démenti cette information lors d’audiences syndicales. Le SNES-FSU est ouvert à une évolution de la carte des CIO sur Marseille mais hostile à toute évolution qui conduirait à réduire le maillage territorial de nos CIO et ainsi laisser le champ libre aux opérateurs privés ou extérieurs à l’Education Nationale.

Oraux de langues vivantes au baccalauréat :

Le SNES-FSU a dénoncé l’impréparation des nouvelles épreuves, l’absence de rémunération des personnels confrontés à une forte augmentation de la charge de travail et le choix de faire évaluer les candidats par leur propre professeur. Nous avons fait le parallèle avec les épreuves de certification que l’Education Nationale sous-traite au bénéfice institutions universitaires privées (épreuves terminales, banque de sujet, anonymat, rémunération).

Subventions de la DRAC aux options artistiques

Nous avons annoncé l’envoi d’une lettre ouverte aux Ministres de l’Education Nationale et de la Culture concernant la décision prise par la DRAC de ne plus subventionner les options facultatives artistiques, qui permettent par exemple l’intervention d’artistes aux côtés des enseignants.
Le recteur a confirmé le choix des Institution se portant prioritairement sur les parcours artistiques accessibles à tous les élèves.

Bilan social de l’académie :

Cet état des lieux de l’académie du point de vue des ressources humaines nous a conduit à pointer la faiblesse des politiques de prévention, à insister sur l’importance que revêtent les nouveaux CHS-CT dont le fonctionnement doit être consolidé. Nous avons abordé la problématique des fins de carrières à partir des donnés sur le temps partiel faisant apparaître un recours plus important à ces dispositifs pour les enseignants du second degré à partir d’un certain âge. Nous avons également soulevé la problématique du vieillissement des agents de nos établissements scolaires, de la pénibilité de leur métier qui se manifestent par des taux d’absence important. Le Recteur a reconnu avec nous qu’il y avait lieu sur ce point de se rapprocher de la Région qui conduit une enquête approfondie.

LOLF et politique budgétaire de l’académie

Nous sommes revenus sur les difficultés de remboursement des frais engagés dans le cadre de l’activité professionnelle (circulaire d’août 2010) et nous avons interrogé le Rectorat sur la politique indemnitaire (Prime Eclair, indemnité IFIC, ISSR).
Le recteur a renouvelé l’engagement de compenser l’affectation hors-zone à l’année des TZR au moyen de l’ISSR.