Lors du CTPA du 22 janvier, M. le Recteur constatait qu’à la rentrée 2009 les effectifs s’élevaient à -53 élèves dans le département des Hautes-Alpes au lieu des -93 prévus, ce qui s’est traduit par les effectifs surchargés observés lors de la rentrée et un alourdissement de la charge de travail pour les enseignants. De ce fait, le département s’est éloigné de la zone d’équité (- 2,79 % c’est-à-dire la valeur la plus basse de l’académie).

Dans le même temps, M. l’Inspecteur d’Académie continuait de supprimer des postes et de faire la sourde oreille aux revendications des enseignants et des parents d’élèves, selon un « hold up » bien organisé des moyens d’enseignement.

Pour l’année 2010-2011, M. le Recteur nous affirme que la DGH/élève est maintenue à hauteur de celle de 2005 . Et que constatons-nous au plan départemental ? Le E/D est à 25,02 alors que le E/D de 2005 était de 24,2. Les propositions faites ici ne correspondent donc pas au constat du Recteur.

Avec une prévision de +118 élèves dans les Hautes Alpes, le nombre de postes ouverts en équivalents temps plein (ETP) est de 1,5 en tenant compte de la suppression d’un demi-poste de stagiaire.

Ainsi, on ne revient même pas à la situation de 2009 où 2 postes ETP avaient été supprimés alors que l’on dénonçait déjà l’insuffisance des moyens.

Du côté des ouvertures, 6 classes seront créées mais on peut naturellement se demander où est l’effort de l’IA , puisque 7 classes avaient été fermées l’an dernier.

Par ailleurs ces ouvertures se font au détriment de nombreux collèges : -1 classe aux Garcins, -1 à Veynes et -2 à Mauzan et le nombre d’élèves par classe est encore très élevé comme les 6es à 27-28 dans les collèges de Laragne, de Gap centre, de Fontreyne, de Mauzan, les 5es à 26-27 dans les collèges de Vauban, des Garcins, d’Embrun, de Fontreyne, Mauzan et Tallard.

Alors, revenir à la situation de 2005, M. l’Inspecteur, c’est ce que nous appelons de nos voeux. Car une donnée est ici absente : la carte des postes, puisqu’en 2005 les Hautes-Alpes disposaient de 417 postes contre 400 aujourd’hui. Cette coupe sombre n’est que la déclinaison au plan départemental du dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Cette politique est d’autant plus idéologique qu’elle ne répond en rien aux besoins réels puisqu’en 2005 le département comptabilisait moins d’élèves (=6029) qu’à la rentrée 2010 (=6179). Alors oui, revenir à la situation de 2005 permettrait aux personnels d’avoir les moyens de combattre l’échec scolaire et d’accomplir les tâches toujours plus nombreuses et de plus en plus délicates qui lui sont confiées.

En conclusion, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, les personnels en ont assez de devoir toujours faire mieux avec toujours moins, d’entendre parler d’échec scolaire alors qu’on leur refuse les moyens d’aider leurs élèves !