28 janvier 2010

L’actualité syndicale

Communiqué commun des associations de spécialistes

Communiqué commun :

La réforme du lycée : menaces sur une éducation de qualité pour tous les élèves.

AEEPS, APEMU, APHG, APLV, APMEP, APSES, UDPCC,
Lille 12 janvier 2010

Réforme du lycée : sept associations disciplinaires redoutent une « baisse
de la qualité de formation » des élèves

« Une réforme du lycée est certes nécessaire, mais celle qui est ’proposée’
nous paraît éminemment dangereuse pour l’avenir des élèves », indiquent dans un communiqué du 12 janvier 2010 sept associations disciplinaires
d’enseignants : l’AEEPS, l’Apemu, l’APHG, l’APLV, l’Apmep, l’Apses et
l’UDPPC. Elles demandent « le retrait » de la réforme et « l’ouverture d’une
réelle réflexion de fond sur les pistes à suivre pour améliorer le lycée ».
Les sept associations tiendront une conférence de presse le mercredi 20
janvier à Lille.

Ces associations disciplinaires redoutent en premier lieu « une baisse
annoncée de la qualité de la formation des élèves » car « dans la plupart
des disciplines, le projet de réforme aboutit à une diminution des horaires
de cours ».

En outre, « il n’y a pas de réflexion globale sur les programmes de chaque
discipline, de chaque série », le ministère semblant « avoir pour seul but
de diminuer les horaires, sans jamais s’interroger sur les objectifs du
lycée, sur les savoirs et savoir-faire qui doivent y être transmis, sur la
formation que les jeunes doivent recevoir ».

DES SÉRIES AFFAIBLIES

Les sept associations d’enseignants estiment également que les séries
générales seront « affaiblies dans leur spécificité », avec une série
littéraire où « les langues vivantes voient leur horaire diminuer », une
série économique et sociale où « les SES voient leur horaire diminuer » et
une série scientifique où « les disciplines scientifiques voient leur
horaire diminuer ». Aussi estiment-elles que la réforme du lycée va « 
accentuer la hiérarchie implicite » entre les filières », la série
scientifique apparaissant « toujours comme la série la plus généraliste ».

Enfin, elles s’interrogent sur l’avenir du bac comme « examen national »,
alors que la réforme du lycée introduit des « groupes de compétences en
langues vivantes, et, plus largement, des horaires qui changent d’un
établissement à l’autre ».