La CAPA hors classe s’est tenu le 22 juin 2010 pour examiner la promotion de 361 collègues.

La barre du dernier promu est de 287,9

La répartition par discipline et par échelon est la suivante :

Discipline 9 10 11 Total général
allemand 2 5 7
anglais 4 42 46
arts appliqués 2 2
arts plastiques 2 11 13
biotechnologie biochimie génie biologique 2 2
documentation 3 9 12
économie et gestion administrative 1 12 13
économie et gestion commerciale 3 3
économie et gestion comptable 2 3 5
éducation musicale et chant choral 1 6 7
espagnol 19 19
génie civil équipement technique énergie 1 1
génie civil option structures et ouvrages 1 1
génie électrique : électrotechnique et énergie 4 4
génie électrique électronique et automatisme 1 5 6
génie industriel structures métalliques 1 1
génie mécanique construction 10 10
génie mécanique productique 3 3
histoire et géographie 1 8 24 33
hôtellerie option technique et service d’accueil 1 1
industries de l’habillement 2 2
informatique et gestion 2 2
italien 4 4
lettres classiques 1 8 9
lettres modernes 2 35 37
maître d’hôtel restaurant 1 1
mathématiques 4 40 44
mécanique et électricité automobile 1 1
philosophie 6 6
physique et chimie 5 5
physique et électricité appliquée 2 1 3
russe 1 1
sciences de la vie et de la terre 5 10 15
sciences économiques et sociales 1 9 10
sciences naturelles 1 7 8
sciences physiques 4 4
secrétariat et commerce 2 2
technologie 1 14 15
technologie : construction mécanique 2 2
technologie : gestion 1 1
Total général 1 42 318 361

Il faut, pour que chacun bénéficie de la meilleure retraite possible, compte tenu des régressions engendrées depuis 2003, qu’aucun collègue ne parte sans la hors classe : la différence entre les pensions calculées l’une sur un 11e échelon et l’autre à l’indice 783, indice terminal de l’actuelle hors classe, s’élève à 420 € bruts par mois

Depuis 5 ans, les règles d’avancement à la hors classe ont été entièrement modifiées. Nous sommes passés du principe de carrière avec la hors classe comme débouché pour tous à un système basé sur l’individualisation et le « mérite ». Les avis des chefs d’établissement et des IPR sont devenus déterminants.

Contrairement à d’autres syndicats, nous sommes contre cette évolution qui vise à la fois à réduire la dépense publique et à faire éclater le statut du fonctionnaire : il s’agit de revaloriser une partie infime de fonctionnaires qui sont distingués par les hiérarchies locales.

Comment travailler en équipe dans les établissements si on introduit l’arbitraire et la concurrence entre les personnels ?

Toutefois, le SNES a malgré tout limité l’ampleur de l’arbitraire et imposé à l’administration un cadre contraignant. Nous avons obtenu un rééquilibrage par discipline (les avis variant d’une discipline à l’autre).

Nous assurons aussi la transparence des opérations, en particulier en publiant les nombres d’avis par établissement qui sont très variables d’un établissement à l’autre. Par ailleurs, le SNES dénonce depuis plusieurs années les retards d’inspection, qui pénalisent fortement certains collègues promouvables. Il n’est pas rare que la dernière note d’inspection remonte à plus de 10 ans ! Même si, après nos interventions, la vigilance des corps d’inspection s’est renforcée ces dernières années, les retards sont encore loin d’avoir été tous comblés.

Pour le SNES, la hors classe doit demeurer, un débouché de carrière pour tous. C’est pourquoi les collègues au 11e échelon doivent en priorité accéder à cette promotion.

Le gouvernement actuel a l’intention, avec ses projets de remise en cause de la fonction publique, de transformer encore plus radicalement nos carrières et nos métiers.

A l’opposé, nous défendons l’exigence d’une véritable revalorisation de nos carrières selon des règles statutaires claires et transparentes, une fonction publique garante de l’intérêt général et fondement du service public d’éducation.

A l’heure où le gouvernement non seulement prépare, sous prétexte de crise de la zone euro, une réduction des dépenses publiques qui aggraverait encore plus la situation des services publics mais annonce aussi, dans le cadre de sa réforme des retraites, une baisse de 3 % des salaires des fonctionnaires via une hausse des retenues pour pension prélevées sur le traitement brut, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour exiger une autre politique.

Le socle revendicatif que nous opposons à l’individualisation des rémunérations et des carrières et aux tentatives de bouleverser l’évaluation a été réaffirmée lors de notre congrès de mars 2009 :

- reconstitution de la grille indiciaire avec l’intégration des échelons terminaux de la hors classe dans une carrière normale,

- avancement accéléré et raccourcissement de la durée de la carrière,

- développement des promotions internes, avec l’augmentation des possibilités d’accès au corps des agrégés,

- création des agrégations dans toutes les disciplines.

Arrêtons la mascarade, la revalorisation annoncée ne concernera qu’un quart des personnels de moins de sept ans de service avec un gain de 1,50 à 30 € par mois sur l’ensemble de la carrière. Des mesures indiciaires en début de carrière sont indispensables mais elles doivent se répercuter aux autres étapes de la carrière. Il est possible de permettre l’accès de tous aux derniers échelons de la hors classe par la reconstitution de la grille indiciaire des certifiés.

A la veille d’une réforme redoutable des retraites, le SNES mettra tout en œuvre pour que l’accès à la hors classe soit effectivement ouvert aux collègues proches du départ en retraite et ayant parcouru l’ensemble des échelons de la classe normale.

Le SNES exige une réelle revalorisation pour tous, qui doit mettre un terme au déclassement salarial de nos professions et prendre en compte l’évolution de nos métiers.