25 octobre 2009

Notre académie, nos établissements

Compte rendu de la visite à Marseille de Luc CHATEL MINISTRE-VRP de la réforme du lycée.

Le lycée Jean Perrin à Marseille avait été choisi Vendredi 23 par le ministre de l’éducation nationale pour présenter et vendre le projet présidentiel de réforme du lycée, sans doute parce qu’il est le plus grand de la région et qu’il offre des formations très variées : CAP BEP BAC généraux et technologiques, BTS et classes préparatoires en majorité dans les séries technologiques industrielles.

La section syndicale SNES du lycée qui est en position très majoritaire au CA a décidé après consultation des collègues de participer au dialogue avec le ministre : 30 professeurs ont été désignés et des représentants des parents ; il y avait de présents 3 recteurs, des inspecteurs d’académie, l’administration du lycée, deux politiques ( un député UMP, et un conseiller régional et leurs conseillers) et des représentants parents.
Le SNES a pu largement s’exprimer sur la réforme des lycées, les suppressions de postes, la revalorisation de nos métiers par de nombreuses interventions :
 - l’insuffisance de l’encadrement des élèves ( classes surchargées, manque de surveillants, de COP, etc..) , -la question de la suppression des postes, l’insuffisance de la revalorisation des enseignants ;
- concernant la réforme, on a pu donner nos positions sur la classe de seconde, l’accompagnement éducatif, l’orientation, les filières technologiques....
Le débat ne s’est pas limité à des questions réponses, comme le ministre l’attendait mais à un contenu et à des questions de fond qui l’ont obligé quelquefois à demander les réponses ( à voix basse) à son conseiller.

Dans une réunion très formelle certes et de laquelle nous n’attendions pas de miracles, nous avons pu défendre les intêrtets des personnels et du service public, pour préparer à la rentrée la mobilisation des collègues sur la grève du 24 novembre.

L’avenir de notre syndicalisme se joue aussi dans les S1 dans le dialogue avec les collègues. La présence forte du SNES ce jour là a particulièrement été appréciée par les collègues du lycée.


Parallèlement, une délégation de la FSU était reçue par un membre du Cabinet du Ministre.

Le conseiller du Ministre Christophe Kerrero, conseiller technique du ministre, chargé de l’éducation prioritaire, de la politique de la ville et du développement durable était accompagné de Monsieur Demougeot, inspecteur d’académie adjoint des Bouches-du-Rhône et de Monsieur Valéry, chef de cabinet du recteur de l’académie d’Aix-Marseille.

Cette audience s’est déroulée au lycée professionnel Ampère voisin du lycée J Perrin où était le Ministre. On peut se poser la question du Pourquoi ici et pas à J Perrin, la présence de la FSU mettait elle en cause le bon déroulé de la journée de représentation de Luc Chatel venue vendre la réforme du Président Sarkozy.

Le Conseiller en question n’avait qu’un seul objectif : vendre lui aussi la réforme et était particulièrement hermétique aux autres questions.
Nous avons assisté à un exercice de non dialogue.

Mais pas un dialogue de sourds car ce membre du Cabinet rendra bien évidemment compte de la teneur de nos échanges parfois musclés et de la détermination de notre fédération.

le SNES intervient sur la réforme du lycée

Il insiste sur la question des séries technologiques qui ont été une voie de la réussite et qui ont permis l’augmentation massive dans les années 80 90 du taux d’accès au baccalauréat. Ces séries notamment STI sont en souffrance aujourd’hui, leur rénovation est une nécessité.
Il intervient sur la nécessité de classes passerelles entre les différentes voies de formation (ex pro et techno) entre les différentes séries. L’objectif des 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat n’est plus pris en charge par l’état, il y a un danger de retour à une conception élitiste du lycée et de l’enseignement avec l’instauration d’un cycle 6/16 ans pour tous (avec la loi d’orientation de 2005 et la mise en place du socle commun en collège et un enseignement au rabais), un cycle 16/22 ans pour un élève sur deux (lycée et licence universitaire).
La réforme du lycée va t-elle se faire à taux d’encadrement constant (ce qui signifie une baisse du nombre de profs compte tenue de l’évolution de la démographie en lycée sur les 5/6 prochaines années) ou à moyens constants (pas de suppressions de postes) ?

Cela ne dispense pas l’état de recréer les postes supprimés.

Il intervient sur la nécessité de revaloriser TOUS les traitements de payer plus les enseignants pour un travail égal, par une augmentation générale du point d’indice, une revalorisation significative des débuts de carrière, une refonte de la grille indiciaire, un accès à la hors classe pour tous. Le « travailler plus pour gagner plus » l’évolution du métier ne fait pas partie selon le SNES de la revalorisation.

Il dénonce l’utilisation éventuelle des étudiants en préparation de concours comme remplaçants des professeurs titulaires absents (dans le cadre de stages en responsabilité qui sont envisageables avec la circulaire d’Aout 2009).

Il questionne et met en garde le conseiller du Ministre sur le remboursement des frais de déplacement et des dysfonctionnements du logiciel Chorus.

Voir le compte rendu intégral de l’audience en pièce jointe

Le Jeudi 22, la veille, le secrétariat académique du SNES avait organisé une conférence de presse

Le vendredi 23 à 12H30 la FSU appelait à un rassemblement à l’entrée du parc Chanot où Luc Chatel organisait le deuxième volet de son service après vente : une réunion avec tous les chefs d’établissements.

La meilleure réponse que nous lui apporterons c’est une grève majoritaire dans l’éducation nationale le Mardi 24 Novembre.