22 janvier 2015

Carrières

Compte-rendu du Conseil Académique des Langues Régionales (18 décembre 2014)

M. le chargé de mission d’inspection pour le Provençal représente le Recteur, alors même que dans une salle à proximité, M. le Recteur Ali Saïb quitte ses fonctions.

M. le représentant du Conseil régional regrette l’absence de convocation du Conseil régional lors du dernier CALR. Après vérification, aucun courrier n’a été reçu par la présidence du Conseil régional concernant le dernier CALR.
Il rappelle aussi l’intérêt de se réunir deux fois par an, comme cela est prescrit par le décret de création du CALR.

M. le représentant de l’AELOC (Association pour l’Enseignement de la Langue d’Oc) affirme être en parfait accord avec cette demande et demande aussi que soit créé le groupe technique, chargé de suivre la mise en œuvre des besoins soulevés par le CALR.

Au nom du SNES, je demande aussi que ces textes soient mis en œuvre.
Je m’inquiète de la façon dont nous avons été « convoqués », apprenant fortuitement la tenue de ce CALR, et devant solliciter le rectorat pour y être convié.
De même, je m’étonne que Mme Annette Cottin (conseillère pédagogique langue vivante et régionale du Vaucluse) ne participe pas à cette réunion. Elle a elle-même appris fortuitement sa tenue.

M. le chargé d’inspection m’informe que Mme Cottin n’est pas forcément convoquée pour le CALR, mais que la DASEN du Vaucluse mandate une personne. Il s’agit de M. Poletto.

Un tour de table permet de connaître les noms et fonctions des personnes présentes, ou les structures qu’ils représentent :
M. Mauron, chargé de mission d’inspection pour le Provençal, représentant de M. le Recteur,
Mme Rachida Dumas, IPR d’Arabe, en charge de la carte des langues,
Mme Elias, division des moyens,
M. Hervé Guerrera, conseiller régional, représentant du conseil régional,
M. Patrice Gauthier, représentant du conseil général des Bouches du Rhône,
M. André Faure, président de la Calandreta Gapiana, et représentant du conseil général des Hautes Alpes
M. Alexandre Arnaud, professeur certifié d’occitan-langue d’oc, représentant le SNES-FSU,
Mme Marie-Ange Guiseppi, professeure des écoles, représentant le SNUIPP-FSU,
Mme Colette Chauvin, représentant le conseil général des Alpes de Haute Provence,
Mme Nathalie Wurbel, représentant l’I.E.O. Provence,
Mme Claudette Occelli, représentant le Félibrige,
M. Jean-Pierre Richard, représentant le Collectif Provence,
M. Michel Neumuller, représentant l’AELOC,
Mme Céline Marteau-Imbert, professeur de Provençal,
M. Cavallo, inspecteur chargé de l’orientation scolaire, représentant la DASEN des Alpes de Haute Provence,
M. Marc Poletto, représentant la DASEN du Vaucluse,
M. Marc Rivoira, représentant la DASEN des Bouches du Rhône – Mission académique LR

La réunion a été co-animée par M. le chargé d’inspection et Mme la responsable de la carte des langues.

L’annonce a été faite d’un processus de rationalisation. Sans information précise quant aux effectifs et aux heures de service voire aux partages de service, le rectorat a demandé d’étudier les conditions d’enseignement de la langue régionale.
A la règle drastique de fermeture des cours qui aurait pu être envisagée selon un seuil d’effectif, il a été préféré l’étude des conditions de l’enseignement de la discipline.

Il a d’abord été question du bilan statistique de l’année scolaire 2013/2014.

A la demande spécifique concernant la poursuite de l’enseignement d’occitan à Gap, M. le chargé de mission a répondu qu’il était possible d’ouvrir cette option (ou tout autre enseignement nouveau de langue régionales dans un établissement dépourvu) à la condition que les parents signent des lettres d’engagement à inscrire leurs enfants dès la fin de la 3e.
Il a fait état de difficultés avec la succession de professeurs originaires d’autres académies qui ne persistent pas dans ce poste.

M. le chargé de mission et Mme la responsable de la carte des langues nous ont ensuite présenté le bilan des évaluations académiques. Ces évaluations concernent les classes bilingues nouvellement créées, les classes en écoles CER ou CEC et les élèves de LV2 dans le secondaire.

Mme Guiseppi, au nom du SNUIPP-FSU, regrette que le dispositif des centres d’enseignement renforcé ou continu ne soit pas accessible dans les départements alpins. Elle a demandé – demande répétée depuis plus de 20 ans – la création d’un poste de maître itinérant dans les Alpes de Haute Provence, et d’un poste de conseiller pédagogique dans chaque département alpin, ou tout au moins d’un conseiller pour ces deux départements.

M. le chargé de mission et Mme la responsable de la carte des langues répondent par l’argument de l’impasse budgétaire.

Nous leur opposons que le développement de l’enseignement de la langue régionale ne peut que se faire à moyens constants.

J’ai opposé un développement qui existe, un demande qui existe et qui ont besoin d’être soutenu.

Mme Chauvin, la représentante du conseil général des Alpes de Haute Provence, a affirmé que le soutien du département à l’enseignement du Provençal existait, mais ne pouvait aller sans engagement de l’Education nationale.

M. Guerrera a proposé une participation financière de la région, ce à quoi Mme Guiseppi a répondu que la compensation partielle du désengagement de l’Education nationale n’était pas la solution.

M. Rivoira a présenté les résultats des évaluations académiques concernant les élèves des CEC et des CER des Bouches du Rhône.

Mme Wurbel a demandé si les évaluations étaient pratiquées dans le Vaucluse et quelles en étaient les résultats. M. Poletto n’a pu répondre à cette question, indiquant que c’est Mme Cottin qui aurait pu y répondre.

Une discussion a suivi sur la passation de ces évaluations : dans le Vaucluse, il faudrait que les enseignants soient volontaires. Dans les Bouches du Rhône, une partie du travail, de passation des épreuves et de saisie informatique des résultats, est assurée par la Mission académique. Mme la responsable de la carte des langues est surprise de cette organisation et souligne que ce n’est pas le cas pour les autres langues.

Le temps est ensuite celui des questions diverses.

M. Neumuller pour l’AELOC revient sur les modalités d’organisation du CALR, ce que je soutiens au nom du SNES.

Je reprends ensuite les points de la motion du SNES qui n’ont pas été discutés précédemment lors de ce CALR, soulignant qu’il s’agit malheureusement d’une redite.

M. le chargé de mission et Mme la responsable de la carte des langues sont surpris de certains problèmes spécifiques concernant un établissement ou l’autre.

Pour répondre aux difficultés récurrentes de chevauchement des cours d’options, parmi lesquelles l’enseignement d’occitan-langue d’oc, ils suggèrent une réflexion commune avec les autres enseignants concernés au niveau des établissements et notamment des C.A..

Mme la responsable de la carte des langues, par ailleurs IPR d’Arabe, parle de la filière « langues et cultures de la Méditerranée » initiée à Aix et à Vitrolles. Les élèves étudient conjointement Provençal, Arabe et Latin, ainsi qu’une autre langue latine.

Mme Chauvin souligne l’intérêt d’un tel dispositif, l’ayant éprouvé comme enseignante.

De nombreuses demandes et questionnements du SNES et du SNUIPP restent sans réponse, qui sont pourtant présentés depuis les trois derniers CALR, ou depuis bien plus longtemps pour quelques-uns.