Compte-rendu du stage SNES sur les Lettres Classiques

organisé le 5 juin 2014 au collège St-Eutrope d’Aix

Etaient présents 17 collègues.

La réunion commence par une présentation du dépouillement du questionnaire envoyé à tous les collègues de l’académie afin de faire le point sur l’état de la discipline.

Sur la base d’une trentaine de questionnaires reçus, nous résumerons ici les grandes lignes qui y apparaissent :

- les horaires officiels sont davantage respectés en collège (dans lesquels, il y a en général au moins un groupe par niveau à partir de la 5°) qu’en lycée où les chefs d’établissement prennent de grandes libertés au moment de la répartition de la DGH ;

- les ¾ des établissements comptent un seul enseignant de Lettres Classiques ;

- quand le latin et le grec sont proposés (11 cas), ces options ne sont compatibles que dans 4 établissements ; quant à la compatibilité entre les langues anciennes et les autres options elle est possible dans 13 cas.

- l’ensemble des collègues font tout leur service dans le même établissement.

A la suite de cette présentation, une discussion s’engage.

Plusieurs collègues ont des questions sur le caractère officiel des horaires de LCL et leur respect par les inspections académiques quand elles prévoient les montants d’enveloppes de DGH.

→ SNES : Dans notre académie, chaque inspection a pour base de référence le document dit de paramétrage académique. Vous pouvez vous y reporter utilement afin de faire respecter les cadres officiels dans votre établissement.
Par ailleurs, il faut être très vigilant au moment de signer sa VS (ventilation de service) en début d’année en s’assurant que le service soit bien étiqueté Lettres Classiques dans sa globalité. Même si la plupart d’entre nous enseigne aussi du français, notre service est bien un service de Lettres Classiques eu égard à la trivalence que nous confère notre concours de recrutement. Cette vérification indispensable vous prémunit :

- de toute tentative de fragmentation de votre service, au motif que vous ne pourriez enseigner que les langues anciennes ;

- et de l’éventualité consécutive de partir faire un complément de service ailleurs.

Plusieurs collègues notent la concurrence qui se développe de plus en plus entre les diverses options au sein de chaque établissement (horaires, sélection des élèves...). La Présidente de l’AGAP rapporte l’exemple, significatif à ce titre, du collège de Riez qui a remis en cause les horaires de LCL votés en CA dans le but d’ouvrir une section « VTT et Montagne ».

→ SNES : il est indispensable de faire valoir la spécificité des LCL en tant qu’options et leur caractère prioritaire dans la DGH par rapport aux dispositifs locaux (classes à thème, projets pédagogiques...). Les LCL sont des options facultatives, relevant du choix des élèves, mais il n’est pas facultatif qu’elles existent dans l’établissement et qu’elles puissent leur être proposées.

Certains collègues évoquent leur choix de mettre 3h en 5° et 2h en 4° car les 5° ont un emploi du temps moins chargé (absence de la LV2).

→ SNES : il est préférable de militer pour que les horaires hebdomadaires officiels soient respectés et si possible abondés.

Plusieurs collègues dénoncent l’absence de fléchage des heures dans les enveloppes de DGH.

→ SNES : En tant que syndicat de la FSU (fédération majoritaire des enseignants du 2nd degré) le SNES siège dans toutes les instances départementales et rectorales de notre académie. Il y relaie bien entendu cette demande pour permettre aux collègues d’y voir plus clair et d’éviter les amalgames entre options bien définies par les textes et dispositifs pédagogiques locaux.

Faute de collègues de LCL titulaires, certains collègues de Lettres Modernes sont fortement sollicités pour enseigner les langues anciennes.

→ SNES : Il ne peut en aucun cas s’agir d’une obligation pour eux. Toutefois, cela témoigne d’un problème actuel réel qui est celui du recrutement de nouveaux enseignants afin de renouveler le vivier des LCL. Notre discipline est l’une des plus touchées par la pénurie ; ainsi à la dernière session du CAPES, seuls 1/3 des postes prévus en LCL ont été pourvus.

Plusieurs collègues déplorent une rupture de l’enseignement entre le collège et le lycée : de nombreux élèves arrêtent nos options et/ou en choisissent une autre en 2°.

→ SNES : Il est très important que chaque enseignant de collège entre en contact avec son correspondant du lycée de secteur afin de développer des liaisons 3°/2° fructueuses. Cela pourrait donner lieu notamment à des actions communes entre collégiens et lycéens (projets pédagogiques, sorties, voyages scolaires).

Certains collègues aimeraient enseigner le grec également mais ne savent pas comment procéder pour faire ouvrir l’option.

→ SNES : 2 possibilités : 1) l’enseignement conjoint latin/grec dans le cadre des horaires existants 2) l’éveil progressif des élèves à la langue et culture grec (par le biais d’un club ou de l’accompagnement éducatif) dans un premier temps avant d’avoir un vivier de recrutement suffisamment solide pour solliciter l’ouverture de l’option auprès de l’inspection académique. Depuis quelques années des sections bilangues, européennes, et sportives sont ouvertes régulièrement. Il n’y aucune raison objective, si l’effectif est là, qu’il n’en soit pas de même pour le grec.

Les propositions d’actions suivantes sont retenues :

- le SNES prend en charge une demande d’audience au rectorat ;

- le SNES organisera un nouveau stage pour faire le bilan de l’audience et, en fonction, prévoir les actions qui suivront.