Partir des savoirs qu’il faut, que l’on veut transmettre à la jeunesse. De là inventer le lycée qui permettrait, par des voies diversifiées et des dispositifs pédagogiques adaptés, au plus grand nombre d’accéder à ces savoirs, condition de l’accès aux qualifications, de la compréhension d’une société complexe, d’un épanouissement et d’une émancipation personnels. Et adopter les financements indispensables à ce projet de société : une société de la connaissance juste et égalitaire.

Le gouvernement fait l’inverse, on le sait : partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux et de la rigueur, partir du souci de trier, de sélectionner les 50% d’une classe d’âge dont l’Etat doit prendre en charge la formation jusqu’à la Licence pour répondre aux besoins économiques. De là bricoler un lycée sans trop se soucier de la mise en œuvre, s’en défaussant sur l’autonomie de l’établissement. Et de là, enfin, imposer les programmes, avec un alibi de consultation à la va vite.

On marche sur la tête et le gouvernement reste sourd. C’est pourquoi le SNES appelle les collègues à ne négliger aucun moyen de se faire entendre :

emparons-nous de la consultation qui se déroule jusqu’au 28 mai sur Eduscol pour faire entendre nos désaccords.

La mobilisation des collègues de SES sur le nouveau programme de Seconde a permis des infléchissements sensibles par exemple.

Intervenir dans la définition des programmes, des savoirs qu’il faut transmettre, de la manière de les transmettre n’est pas seulement l’affaire de l’Inspection.

Nous sommes aussi experts en la matière, ne nous laissons pas dicter ce que nous devons enseigner sans porter nos propositions.

NB : Lors de l’audience sur la voie technologique accordée au SNES par le Recteur le 28 avril nous avons formulé la demande que la consultation sur les programmes des séries STI et STL n’ait pas lieu en juillet 2011 comme prévu, mais à la rentrée, afin que les équipes puissent s’en emparer et se concerter.

Consultation des programmes sur EDUSCOL

Le point de vue du SNES