26 mars 2008

L’actualité syndicale

DECLARATION FSU ET UNSA AU CTPD du 84 le 25/03/2008

Le budget 2008, dont nous n’avons cessé de dénoncer les insuffisances, aboutit à des suppressions massives de postes (11.000 pour la rentrée 2008, 80.000 d’ici 2012).

Il se traduit ainsi dans notre département par la disparition de 33,5 emplois à la rentrée 2008, après 130,5 suppressions de 2002 à 2007. Il met en péril l’organisation des enseignements, dégradant les conditions de travail des personnels et des élèves, et porte atteinte à la qualité du service public. Et comme si cela ne suffisait pas, 4 postes de plus que les 33,5 annoncés seront supprimés portant le bilan négatif à 37,5 postes .

Nous en demandons, bien sûr, la restitution et l’utilisation immédiate des 90 heures poste de la réserve actuelle, en les injectant dans les DGH des établissements.

De plus l’augmentation dans notre département de 539 heures supplémentaires est inacceptable à trois titres.

D’abord parce qu’elle constitue un outil de destruction des emplois (dans notre département, 17 postes seraient supprimés pour être remplacés par des HSA).

Ensuite parce qu’elle s’inscrit dans la logique du « travailler plus pour gagner plus » en lieu et place d’une véritable revalorisation de nos métiers.

Enfin, parce qu’elle conduirait inévitablement à une dégradation de la qualité de l’enseignement et des conditions de travail de plus de 350 collègues qui vont devoir effectuer un complément de service.

C’est pourquoi nous demandons la transformation des 310 HSA restantes en heures poste .

Dans les établissements, les suppressions de postes, l’augmentation des HSA, la multiplication des services à cheval vont conduire à une réduction importante de l’offre de formation avec des horaires au plancher dans toutes les disciplines, des disparitions de LV2, mais vont conduire aussi à la disparition des moyens d’aide et de soutien et des projets pédagogiques.

Comment dans de telles conditions, alors que les suppressions massives d’emplois font peser des menaces sur les conditions d’enseignement, envisager la généralisation à tous les collèges du dispositif d’accompagnement éducatif ?

Nous rappelons notre attachement à ce que le soutien et l’aide aux élèves relève du temps scolaire, encadré par des personnels enseignants, CPE, MI-SE , AED et à ce que « l’école après l’école » ne se fasse pas au détriment de « l’école pendant l’école »

Alors que le « Livre vert » de la commission Pochard dessine un établissement dans lequel les équipes pluriprofessionnelles seraient totalement absentes, transférant aux enseignants une partie des missions des actuels personnels de vie scolaire et d’orientation, nous dénonçons l’insuffisance de personnels titulaires d’éducation et d’orientation (CPE, CO Psy) dans tous les collèges du Vaucluse où ils manquent cruellement !

Le Vaucluse avec ses 43,3% de collégiens défavorisés est le département de l’académie qui scolarise le plus grand nombre d’élèves en difficulté.

Dans un tel contexte, l’assouplissement de la carte scolaire peut devenir explosif en augmentant encore la ghettoïsation des collèges les plus fragiles. Nous réitérons notre opposition à cet assouplissement.

Voilà toutes les raisons qui vont nous pousser à continuer plus que jamais le combat pour obtenir un collectif budgétaire qui permette à tous nos élèves de réussir.