15 décembre 2008

L’actualité syndicale

Darcos recule sur la mise en place de la réforme des lycées

Par communiqué de presse, à la veille des annonces officielles sur la réforme du lycée et au lendemain d’une interview à la presse sur la classe de seconde, le Ministre vient d’annoncer qu’il repoussait la mise en place de la nouvelle classe de seconde, initialement prévue à la rentrée 2009.

Le SNES se félicite de cette annonce, qui est à mettre au crédit de la mobilisation de tous. Depuis la fin août, la majorité des organisations syndicales, de professeurs et de lycéens, des fédérations de parents d’élèves, des associations de spécialistes demandent que la réforme ne soit pas mise en place à la rentrée 2009. La décision de Xavier Darcos est une décision sage, de bon sens. Elle aurait pu être prise bien plus tôt.

La précipitation et l’impréparation avec lesquelles le projet de réforme a été conçu, l’absence de réelle négociation et de consultation large, ont conduit à un projet de réforme du lycée qui n’est pas de nature à répondre aux défis qui sont aujourd’hui posés au système éducatif.

Pour le SNES, il faut maintenant ouvrir de véritables négociations pour aboutir à une réforme de progrès social.
Oui, le lycée doit être réformé, pour en finir avec les 25% d’échec en seconde, pour redonner toute sa place à la série L, pour actualiser les enseignements des séries technologiques, pour améliorer la formation scientifique. Oui, les difficultés dans lesquelles se débattent les collèges ne peuvent perdurer.

Le SNES propose de poursuivre et d’amplifier les mobilisations pour obtenir une autre réforme du système éducatif, pour en finir avec les suppressions de postes qui n’ont d’autre justification qu’idéologique, pour obtenir une véritable revalorisation de nos métiers.

Sans attendre les actions de janvier, les premières étapes sont immédiates : les réveillons de lutte du lundi 15 décembre sont l’occasion de débattre d’un autre projet pour l’école, lesmanifestations nocturnes du mardi 16 décembre sont l’occasion de pousser notre avantage et de contraindre le ministre à ouvrir de véritables négociations sur la base de nos revendications.