Le CTPD , instance démocratique paritaire qui est le prolongement des Conseils d’Administration instances démocratiques des établissements, est aujourd’hui dénaturée dans son fonctionnement.

Dans la mesure où la réforme Chatel des EPLE impose un deuxième CA lorsque le 1° s’est prononcé contre la DGH, dans la mesure où le Chef d’établissement doit arrêter le TRMD, le CTPD ne peut se tenir ce jour convenablement.
Nous constatons, en effet , aujourd’hui que plusieurs CA ne se sont pas encore réunis, que des établissements attendent d’être reçus en audience à l’IA, que les remontées de 15 établissements ne sont pas connues des services de la DOS. Ce travail inachevé nous conduit à réclamer au nom de l’ensemble des organisations syndicales présentes la tenue d’un nouveau CTPD dans les semaines à venir.

D’autant que nous assistons depuis plusieurs semaines à des mobilisations sans précédent dans les collèges du 13 avec, en plus des 2 grandes journées de mobilisation des 12/3 et d’hier.
C’est une rentrée inédite avec l’expression d’un ras le bol général.

Ras le bol quant au mépris des élèves (voir circulaire de rentrée), entassés dans les classes, triés plus qu’aidés tant les moyens d’aider ceux en difficultés baissent, tant les moyens de poursuivre des dispositifs innovants disparaîssent ;

Ras le bol face aux mensonges de ce gouvernement qui annonce une revalorisation des personnels et aggrave les conditions de travail pour la rentrée 2010 Ras le bol du mépris qui consiste à dire qu’augmenter le pouvoir d’achat doit passer par le recours aux heures supplémentaires,

Ras le bol enfin quant à la façon de considérer les personnels enseignants dés leur réussite au concours.

L’ensemble des dégradations mises bout à bout constitue non seulement une réelle souffrance au travail mais un véritable mépris pour la jeunesse et les personnels.

Déjà depuis plusieurs années les suppressions de postes ont rongé les dotations des collèges comme la gangrène. On est sur l’os. Les horaires obligatoires sont assurés mais comment ?
Avec des personnels en CSD, des HSA rendant la qualité de l’enseignement moindre de nombreuses délégations d’établissements sont venues réclamer la transformation HSA en HP, l’ouverture ou réouverture de division.

La marge de manœuvre, d’autonomie pédagogique de l’établissement est une peau de chagrin.Les délégations d’établissements sont venues réclamer les moyens pour poursuivre des projets vitaux pour le maintien de la mixité sociale, pour lutter contre l’absentéisme, pour améliorer les résultats aux examens.
La pertinence de ces demandes a rarement été contestée, mais face à l’enveloppe étriquée l’administration n’a pu que déplorer la situation, promettre une petite aide et contrainte, a du proposer une hiérarchisation des projets plaçant les personnels et les chefs d’établissements face à des choix cornéliens

La gestion à l’heure prés nous a conduit à nous interroger sur la nature des heures des CSD données en LP, LGT, SEGPA. Les réponses de ce matin ont apporté des précisions. Cependant nous constatons ;même si depuis lundi un gros travail a été fourni ;que le nombres de supports supprimés reste supérieur à la demande fixée par le recteur.

Il faut poursuivre ce travail, les postes définitifs même s’ils comportent actuellement des CSD ne doivent pas être supprimés au profit de supports provisoires sur lesquels ne pourront être affectés que des TZR ou des contractuels. Le statut de fonctionnaire impose à l’administration de fournir un poste à titre définitif. Donc il nous faut poursuivre ce travail pour passer des 99,5 mesures actuelles aux 88,5 demandées, ce qui est déjà trop.

La rentrée 2010 se présente non seulement mal mais l’année scolaire 2010-2011 s’annonce très difficile pour tous les personnels
Les stagiaires affectés à temps plein,
Les personnels sur un poste avec CSD,
D’autres avec des classes surchargées
Certains avec plus de classes à prendre en charge
Ceux qui ont vu leur poste supprimé
La majorité avec un service surchargé avec des HSA plus ou moins imposées .

En effet, Le dispositif de formation qui va être mis en place va avoir des conséquences graves à tous les niveaux et sur l’ensemble de l’année scolaire :

1) augmentation de la charge de travail des stagiaires qui auront un temps complet dès la rentrée avec tout ce que ça représente en matière de préparation de cours, de prise en charge de classe (conseil, rencontres avec les parents..)

2) dégradation de l’enseignement donné aux élèves :
car le prof stagiaires ne sera pas formé ou insuffisamment, de plus il sera remplacé on ne sait comment ( contractuels, étudiants master, retraités !!) durant les périodes de stage. C’est du bricolage !

3) casse de la formation professionnelle car le stagiaire n’aura que 3 semaines de formation à l’université, le reste avec un prof de l’établissement ou quelques stages ponctuels

4) des répercutions sur tous les collègues car 200 postes sont réservés aux stagiaires et donc enlevés au mouvement, rendant la mobilité plus difficile, les mesures de carte scolaire risquent d’être reposé plus loin, les csd plus importants (830 actuellement proposés).

Parce que nous sommes attachés à un service public d’éducation de qualité nous ne pouvons accepter les perspectives de rentrée. Aussi dans le prolongement des actions développées, à l’instar de la grande journée d’hier, à la suite du 12/3, nous appelons les personnels et les parents à amplifier le mouvement pour un autre budget pour l’éducation, pour l’arrêt immédiat des réformes en cours (RGPP, réforme lycée, formation des maîtres, ).

En sus de la nécessité qu’il y aurait pour le ministère de relire les écrits de Victor Hugo avant de lancer toutes ces mesurettes autour des questions de violence, nous présentons au nom des organisations syndicales membres du CTPD un vœu réclamant une rallonge budgétaire et un plan d’urgence pour notre département et académie.

Face à cette situation nous disons :« We have a dream » :

Le département bénéficierait d’un H/E de 1,80 en Ambition Réussite, de 1,50 en catégorie 3, ce qui est proche des H/E de seine-saint-denis et de 1,25 en catégorie 4,5,6 , ce qui est le H/E moyen national.
Ce qui reviendrait à donner 654 postes au département, c’est à dire ce qui a été supprimé depuis 2003.

Nous faisons de ce rêve une réelle perspective avec la demande d’un plan d’urgence.

Voeux présentés au CTPD des Bouches du Rhône du 24 mars 2010 par la parité syndicale (FSU CGT UNSA FO )

Les organisations syndicales dénoncent les conditions inacceptables de la rentrée 2010 dans les collèges des Bouches du Rhône.
En effet les 88,5 suppressions de postes dictées par la RGPP, augmentent le taux d’HSA dans les dotations des établissements dégradant ainsi encore plus des conditions d’enseignement déjà rendues difficiles par les suppressions précédentes. La rentrée prochaine s’annonce périlleuse pour tous :

- Multiplication des compléments de service et des mesures de carte scolaire pour des personnels à qui l’on impose toujours plus d’heures
supplémentaires,

- Diminution des dispositifs pédagogiques pourtant reconnus pertinents pour les élèves,

- Affectation des stagiaires à temps plein ce qui aura des conséquences graves pour les élèves, les stagiares eux-même et aussi les personnels titulaires avec le gel des postes.

Les établissements clament chaque jour leur crainte, celle des personnels mais aussi celle des parents d’élèves. Ils viennent réclamer chaque jour les moyens pour faire fonctionner au mieux le service public d’éducation et conduire tous les élèves vers la réussite.

C’est pourquoi les représentants au CTPD13 conjointement aux voix des établissements demandent au rectorat d’ouvrir immédiatement des négociations pour la mise en place d’un plan d’urgence afin de rattraper le retard accumulé en matière de réussite scolaire et réclament d’urgence
l’attribution d’une rallonge d’heures poste pour prendre en compte les difficultés croissantes des collèges du 13 (H/E inférieur moyenne nationale et académique, questions de violence, résultats aux examens, difficultés sociales) pour pouvoir au delà de la rentrée, rendre viable l’année scolaire
2010-2011 pour les élèves et les personnels et pour faire face aux ajustements de juin.

De la même manière, ils exigent la possibilité de création de GHS afin de limiter la dégradation des conditions d’enseignement dans de nombreux établissements.