25 novembre 2009

L’actualité syndicale

Déclaration de la FSU et du collectif « Un pays, une école, notre avenir »

Déclaration commune des membres FCPE FSU CGT FO UNSA, des associations complémentaires de l’éducation, des délégués départementaux de l’éducation nationale (DDEN) du CDEN au nom des organisations du collectif « Un pays, une école, notre avenir ».

Au nom des acteurs et des usagers du système éducatif, nous tenons à exprimer à l’occasion de ce CDEN nos inquiétudes et notre désaccord profond sur la façon dont le gouvernement asphyxie l’école et ne lui donne pas les moyens d’accomplir ses missions de service public d’éducation.

- 50 000 suppressions de postes ont eu lieu en 5 ans

- 16300 sont prévues en 2010

- 80000 au total en 2012 si cette politique perdure.

Pourtant il faut des mesures qui permettent la réussite de tous, la diminution des sorties sans qualification, arrêtant le démantèlement du service public d’éducation qui entraine la dégradation des conditions d’études des jeunes et de travail des personnels.

Les discours du Ministre de l’Education Nationale sur le rôle du système éducatif pour corriger les inégalités sociales, ne sauraient être suivis d’effet sans une réorientation profonde des choix engagés par celui ci .

Dans l’immédiat il est indispensable de renoncer aux 16300 suppressions d’emplois de postes prévues au budget 2010 et de décider un plan de recrutement de personnels titulaires, formés aux spécificités de leurs missions, dans l’ensemble des métiers de l’éducation.

Nous comptons sur votre diligence Monsieur le préfet, Monsieur l’Inspecteur d’Académie pour transmettre notre requête à Luc Chatel, Ministre de l’E.N.

Déclaration de la FSU au CDEN du 25 Novembre 2009

La FSU est pleinement solidaire de l’intervention qui vient d’être faite au nom du collectif « un pays, une école, notre avenir »

Au lendemain d’un vaste mouvement de grève unitaire dans l’éducation qui a réuni 40% des personnels et un enseignant sur deux dans notre département nous voudrions venir sur les points suivants :
Le mouvement qui s’est exprimé hier reflète l’état d’esprit d’une profession qui a le sentiment que la politique gouvernementale asphyxie l’école, et abandonne les personnels.

Ceux-ci réclament une véritable revalorisation de leur profession d’enseignants, de personnels de santé, d’infirmières des EPLE, d’agents administratifs et et techniques.

La FSU demande tant au niveau de l’ensemble de la fonction publique que dans l’éducation nationale l’ouverture immédiate de négociations sur la revalorisation de nos métiers et l’amélioration de nos conditions de travail (la surcharge de travail imposée à toutes les catégories se fait au détriment de la formation et de la qualité du service rendu, elle génère stress et souffrances), la résorption de la précarité.

Les réformes imposées à la hussarde tant dans le premier et second degrés (modifications des horaires et des programmes dans le premier degré, loi Fillon sur l’école et socle commun de connaissances en collège, réforme du lycée, rapport Hirsch sur la marginalisation du service public d’orientation, réforme de la carte comptable avec suppression de 50% des agences comptables dans les Bouches du Rhône), que sur la formation des maîtres provoquent colère et incompréhension chez nos collègues.

La réforme du lycée qui est présentée sans concertation ni négociation avec les partenaires du système éducatifs (personnels parents lycéens) suscite déjà un rejet massif dans les salles de professeurs. La date butoir du 15 décembre pour son officialisation n’est pas admissible.
La FSU demande là aussi l’ouverture de vraies négociations et le report des dates de prise de décisions.

Les décisions prises par le ministère de l’Education Nationale (suppressions de postes, réformes en cours, développement de la précarité, réforme des missions, redéfinition brutale des programmes) mettent notre service public d’éducation en grande difficulté.

Les 45000 suppressions de postes effectuées depuis 2003 sur le plan national, les centaines dans notre académie fragilisent l’école publique. Le cumul des suppressions d’emplois pose aujourd’hui de vrais problèmes de fonctionnement dans le second degré avec une baisse de l’offre de formation et d’énormes difficultés quant au remplacement (20% du potentiel de remplacement en moins en cette rentrée).

Alors que les effectifs élèves ont baissé de 4.5% depuis 2005 dans l’académie d’Aix Marseille, le nombre d’enseignants a chuté de 6.5% diminuant ainsi le taux d’encadrement
La rentrée 2009 en atteste dans notre département.

En conséquence, cette situation renforce par les déséquilibres sociaux et territoriaux de notre département appelle à la mise en place d’un PLAN D’URGENCE pour rattraper le retard que nous connaissons en terme de

- scolarisation des plus jeunes, les deux ans, notamment dans les familles socialement et culturellement défavorisées.

- réussite aux différents examens du second degré
bien qu’en augmentation , les résultats aux différents examens (brevet CAP BAC) et les taux de passage en classes supérieures restent de plusieurs points inférieurs aux moyennes nationales.

L’ouverture importante de classes et la création de postes y afférant dans les écoles maternelles et primaires dans les collèges et lycées pour faire baisser de façon notable le nombre d’élèves par division , est une condition indispensable à la réussite pour tous. Aujourd’hui, l’E.N. n’assure plus la continuité du service public et de l’enseignement faute de personnels présents devant les élèves.

Le budget 2010 et la prévision de 16300 suppressions d’emploi au M.E.N. ne fera qu’aggraver ces situations.

Nous demandons avec l’ensemble des autres organisations de revoir fondamentalement ce budget, de mettre un terme aux suppressions de postes et de programmer un rattrapage des postes supprimés depuis 6 ans

Enfin et de façon plus conjoncturelle, nous tenons à exprimer notre désaccord sur l’organisation et la mise en place de la vaccination des élèves dans les collèges et lycées.
La réquisition pour un temps indéterminée du personnel médecins et infirmières des EPLE placera les établissements dans l’incapacité de prendre en charge des autres questions de santé des jeunes et des personnels. Cette situation n’est pas acceptable.
La réquisition par ailleurs de personnels de vie scolaire ou administratif pour mener à bien cette campagne va déstabiliser encore plus nos équipes.

La FSU demande que ce dispositif soit revu et que l’administration fasse appel à des moyens extérieurs à nos services pour mener cette politique de santé publique, elle considère qu’une telle organisation dans les établissements est du ressort de l’administration locale et pas des personnels qui ont d’autres tâches à accomplir.

La FSU, et syndicats, dans l’unité avec les autres organisations saura, M le Préfet, Monsieur l’IA mobiliser de nouveau les personnels pour la défense service public d’éducation, contre la politique de suppression de postes. pour la revalorisation de nos métiers.

Elle en appellera à l’opinion pour défendre le patrimoine commun de la Nation que représente l’Education Nationale.