La mise en place de l’expérimentation des livrets de compétences se fait dans la plus grande diversité et sans concertation.

Ainsi, dans le 13, les livrets ne sont pas en nombre suffisant pour la mise en pratique de l’expérimentation concernant entre autres les collèges des Chartreux, Vincent Scotto, Fos... et rien n’a commencé !

Pour le 84, c’est l’opacité totale.

Dans le 04 et 05, il y a des esquisses de formations. Le secteur sud du 05 a été ciblé par l’IA (Serres, Veynes, Laragne et de Fontreyne à Gap). Lors d’une journée de présentation le manque de cohérence est apparu flagrant : les équipes de Français et Histoire-géographie seules étaient concernées au collège de Veynes alors qu’à Fontreyne, c’était plutôt des équipes pédagogiques de 6e qui étaient sollicitées.

La direction des établissements semble être aux commandes de l’expérimentation. Quel bilan d’expérimentation pourra être ainsi fait ? Des inquiétudes quant à la transformation en profondeur le métier d’enseignant ont été soulignées : une nouvelle forme d’évaluation, la fin des notes ? Qui va évaluer quoi ? Quand savoir si une compétence est définitivement acquise ? Certaines disciplines sont très faiblement représentées comme les enseignements artistiques ou sportifs. Certaines compétences sont plutôt transversales et font écho à la bivalence prônée pour nos métiers par la Commission Pochard.

Le livret de compétence devant être généralisé avec deux paliers d’évaluation en 6e et 3e, après une expérimentation aussi confuse, tous les collègues doivent s’interroger sur l’évolution même de leur métier.
Le SNES appelle les collègues à décider collectivement de la mise en oeuvre ou non de cette expérimentation.