29 octobre 2010

Stagiaires

Elections à l’IUFM, votez pour les listes FSU le 8 et le 9 novembre 2010

IUFM, stagiaires et étudiants élisent leur représentants les 8 et 9 novembre

Ces instances de l’IUFM définissent (le CPVE prépare, le CE décide) le fonctionnement de l’IUFM au niveau budgétaire comme au niveau du contenu de la formation dispensée par l’Institut, contenus des masters MEEF (métier de l’enseignement de l’éducation et de la formation), de la part IUFM dans le restant de formation pour les stagiaires lauréats...

Pour la FSU, il s’agit d’être présent là où est décidée la formation initiale des enseignants. Pour les usagers il s’agit de donner leur ressenti sur cette formation et de porter avec nous leurs attentes pour l’améliorer.

Les listes des candidats pour le collège des usagers sont des listes syndicales. Les élections ont lieu

le lundi 8 novembre 2010 de 8h à 17h et le mardi 9 novembre de 8h à 15h,
sur tous les sites IUFM en même temps :

- sites Canebière, Uniméca, Eugène Cas pour Marseille,

- site IUFM d’Aix, d’Avignon, de Digne.

Tous les stagiaires lauréats, PE comme PCL, sont électeurs et éligibles, il en va de même pour tous les étudiants en master 1 ou 2 MEEF (PE, CPE, prof documentaliste, SES).

Les autres étudiants de master menant aux métiers de l’enseignement (math, français, HG, langues ...) sont dans des masters éducation et formation disciplinaires, et ne sont pas concerné par ce vote (ils voteront dans les universités, pas dans la composante IUFM).

Le jour du vote il faut se présenter sur l’un des sites avec une pièce d’identité et la carte d’étudiant (pour les étudiants).

Chaque électeur a droit à deux procurations, il faut alors qu’il se présente avec les pièces de procuration complétées et la carte d’étudiant du mandant. Les pièces à remplir pour donner procuration sont téléchargeables sur la page d’accueil du site de l’IUFM : http://www.aix-mrs.iufm.fr/

Pour la FSU l’élévation du niveau de recrutement au master nécessite la mise en place d’un système de pré-recrutements rémunérés, le développement des bourses sociales, une allocation d’autonomie qui permettent d’éviter les difficultés engendrées par l’augmentation des années d’études.

Il faut à nouveau rendre attractifs les métiers de l’éducation et pour cela augmenter le nombre de postes au concours, revaloriser nos carrières, faciliter l’arrivée dans le métier par une meilleure formation et un temps de travail allégé en début de carrière.

Le recrutement au niveau master a été l’occasion d’une revalorisation salariale des jeunes enseignants. C’est un début mais une réelle revalorisation doit concerner l’ensemble de la profession et non un enseignant sur quatre comme c’est le cas actuellement. Le métier lui-même doit également être revalorisé et cela commence par rétablir une réelle année de stage après le concours, à l’inverse du service complet pour les stagiaires, imposé cette année par la réforme de la formation.

La Révision Générale des Politiques Publiques impose le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. 16000 suppressions de postes dans l’éducation nationale ont eu lieu à cette rentrée 2010.

Elles correspondent en grande partie à l’augmentation de l’horaire devant élèves des lauréats des concours dans le cadre de la masterisation.

Ces choix politiques affaiblissent la formation des enseignants au détriment des personnels mais aussi des élèves et de l’intérêt général. A l’inverse, la FSU revendique l’augmentation du nombre de postes aux concours et la mise en place, dans le cadre du budget, d’un plan pluriannuel de recrutement à la hauteur des besoins du service public et au maintien d’une formation professionnelle de qualité pour les enseignants.

Le gouvernement se désengage vis-à-vis de l’école : le budget et les ambitions sont revus à la baisse. Dans le premier degré, le ministère a imposé des programmes réducteurs, supprimé deux heures de classe par semaine à chaque élève et allongé la journée des plus fragiles. Dans le même temps, les RASED et la maternelle sont attaqués.

Dans le second degré, la réforme du Lycée et la mise en place du socle commun marquent la volonté d’une école à deux vitesse, avec le renoncement à la réussite de tous les élèves. C’est l’esprit qui a aussi prévalu à la réforme du recrutement et de la formation des enseignants, qui supprime l’année de stage et réduit la formation à peau de chagrin.

La formation des personnels pâtit de la volonté politique d’utiliser les stagiaires comme moyens d’enseignement, notamment par le biais de stages en responsabilité proposés aux étudiants admissibles aux concours pour remplacer les titulaires absents.

A contrario, la FSU revendique le maintien de l’année de stage après le concours, partagée entre un service d’enseignement d’un tiers et un temps de formation de deux tiers permettant une analyse réflexive des pratiques et un approfondissement théorique.

Elle demande également une année de titulaire à mi-service et l’accès à des compléments de formation adaptés aux besoins des débutants.

En effet, nous pensons qu’il n’est pas de pays économiquement fort, qu’il n’est pas de démocratie, pas de justice sociale sans un système éducatif ambitieux de qualité, porté par des enseignants bien formés, et qui s’efforce d’amener le plus grand nombre à la réussite.

SNES SNEP SNUipp SNUEP
La profession de foi des syndicats enseignants de la FSU