JEUDI 23 SEPTEMBRE

NOUVELLE GREVE MAJORITAIRE

Alors que le gouvernement attendait un fort reflux des mobilisations aujourd’hui, comptant sur l’essoufflement, la lassitude ou le fatalisme des salariés, après un vote du projet de loi à l’Assemblée Nationale et de nombreux messages de fermeté sur la réforme des retraites, nous constatons qu’encore aujourd’hui un enseignant sur deux attendus dans les collèges et les lycées était en grève aujourd’hui.

Le gouvernement et les experts des plateaux télévisés gloseront certainement à l’envi sur le léger reflux observé depuis le 7 septembre. Mais, avec 50% de grévistes, dont certains en sont à leur troisième journée de grève en un mois, le refus de la réforme est patent et la volonté d’en découdre manifeste dans des cortèges très dynamiques.

Avec 35% de grévistes le lundi 6 septembre sur les problématiques éducatives, 56% le mardi 7 septembre lors de la première journée sur les retraites et encore 50% aujourd’hui, nous sommes en présence d’un mouvement de fond majoritaire qui s’articule autour d’un tiers de la profession que l’on retrouve à chaque initiative et un autre tiers de personnels qui a fait grève au moins une fois en Septembre. Le refus de la réforme des retraites et de la politique éducative (formation des maîtres, suppressions de postes, mise en place de la réforme des lycées, orientation, vies scolaires...) est aujourd’hui un sentiment très largement partagé.

Les personnels des collèges et des lycées entendent poursuivre dans l’unité syndicale, dans l’unité des différentes professions, condition nécessaire à la prise en compte des revendications. Ils entendent également faire savoir qu’ils se mobilisent pour, outre la défense des retraites comme tous les autres salariés, le refus la double peine qu’elle impose aux fonctionnaires et aux femmes, pour une autre ambition pour l’Education et leurs métiers. Ils demandent une prise en compte de leurs attentes d’enseignants et de fonctionnaires.

Le SNES, avec la FSU, interviendra dans l’intersyndicale nationale de vendredi 24 septembre, et dans les intersyndicales départementales ou communales, pour des initiatives fortes et rapides (nouveau temps fort de grève, manifestation nationale, manifestations décentralisés le week-end), et s’inscrira dans ces suites nationales.

Il appelle également les personnels à se réunir vendredi ou lundi en Assemblée Générale dans les établissements, à participer aux réunions unitaires locales, pour définir les modalités permettant d’inscrire l’action en continu dans les établissements et les communes. Toutes les formes d’action recueillant l’assentiment de la majorité des collègues et permettant d’élargir la prise de conscience des enjeux, de la possibilité de gagner, d’élargir la mobilisation, sont à travailler dans les AG : distributions de tracts, débats unitaires locaux, grèves locales majoritaires, initiatives de rue, banderoles, interpellation des élus …

A demain.