Les tendances se confirment…

L’année 2007 confirme les évolutions observées depuis 2004. Le chiffre d’affaires du réseau augmente pour la 4e année consécutive (+ 1.12 M d’euros), signe de son adaptation au marché concurrentiel et conséquence de la politique académique du « tout commercial ».

Cependant, en matière de formation, la qualité d’un service public ne se mesure pas simplement à l’aune des indicateurs de gestion.

Les fonds publics ne représentent plus que 43.7 % du financement de l’activité contre 47.2 % en 2006 et 49.1 % en 2005. La part des entreprises (1 % strict et extension) augmente sensiblement (+ 3 %).

Les conséquences sur l’offre de formation sont nombreuses : actions plus courtes et moins qualifiantes ; attractivité des CQP plutôt que des diplômes ; actions d’accompagnement au détriment de la certification… Une politique académique de formation continue qui se calquerait uniquement sur les besoins immédiats des entreprises perdrait de vue les enjeux fondamentaux sur le moyen terme, la nécessité d’augmenter sensiblement le niveau de qualification des jeunes et des adultes.

…Mais le contexte évolue.

En matière de formation, les effets pervers du marché ne sont plus à démontrer, en particulier pour l’accès à la qualification des publics les plus en difficulté. Or la commande publique est en voie de profondes évolutions.

Le Conseil Régional, principal financeur des GRETA, envisage dans le cadre du nouveau PRDF des hypothèses permettant de sortir une partie de la formation continue des adultes du Code des Marchés Publics. La solution pourrait se trouver du côté du droit communautaire et du Service Social d’Intérêt Général (SSIG).

Cette construction juridique concernerait prioritairement les formations de l’AFPA et pour partie celles de nos GRETA. Un dossier complexe qui n’en est qu’à ses prémisses, un dossier sur lequel il faudra rester vigilant, mais un dossier à suivre avec attention tant il devient urgent de sortir la formation continue de la logique marchande.