Mise à jour du mercredi 8 septembre :

Après centralisation des remontées des taux de grévistes parvenues au SNES en cours de journée, nous sommes amenés à revoir à la baisse le taux de grévistes sur la journée du mardi 7 septembre de 66% (estimation initiale au vu des premiers retours en début de manifestation) à 58% (cf détail du panel en pièce jointe au bas de cette page). Le SNES national avait publié en mi-journée mardi 7 septembre un taux national de grévistes de 55%

Communiqué de presse du SNES Aix Marseille

2 enseignants sur 3 en grève le mardi 7 septembre

Les enseignants des collèges et des lycées fortement mobilisés pour les retraites et le service public d’éducation

Après une première journée de grève sur les questions strictement liées à l’éducation le lundi 6 septembre suivie, n’en déplaise au Ministère, par un enseignant attendu sur trois (cf en pièce jointe le panel du SNES Aix-Marseille ayant servi au calcul du taux syndical), environ deux enseignant sur trois attendus aujourd’hui sont à nouveau en grève pour dénoncer le projet de réforme des retraites et, toujours, les conséquences désastreuses des suppressions de postes dans l’éducation nationale (lauréats des concours mis à plein temps devant les classes sans formation pratique préalable, réformes alambiquées et précipitées ayant pour seul but de supprimer des postes, comme la réforme des lycées, celle de la formation des maîtres, du remplacement ou de l’orientation scolaire). Alors que les effectifs d’élèves scolarisés repartent à la hausse de façon continue de 2010 à 2015, pour atteindre cette année-là les effectifs scolarisés en 2003, il faut renoncer à poursuivre le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite qui se traduit par 17 000 suppressions d’emplois d’enseignants chaque année en 2011, 2012, 2013.

Sur les retraites, les enseignants dénoncent le double report des bornes d’âge de départ en retraite (60 à 62 ans) et d’âge de départ sans décote (65 à 67 ans), ainsi que l’allongement à 42 annuité de la durée de cotisation. Dans une profession où l’entrée dans la vie active se fait tardivement, cela entraînera nécessairement une baisse de plus de 15% des pensions et un départ tardif : pense-t-on que ce soit un service à rendre aux élèves que d’obliger les enseignants à rester devant les classes après 60 ans alors que de jeunes étudiants attendent d’être recrutés pour devenir enseignants ?
Les enseignants dénoncent également la double peine dont sont victimes les fonctionnaires qui devront en plus supporter une baisse effective de leurs rémunérations de 3% (un jour de salaire par mois en moins tout au long de leur carrière), au prétexte d’une hausse des cotisations retraite. Cela s’ajoute au gel de la valeur du point d’indice, servant de base de calcul aux salaires des fonctionnaires, en 2011, 2012, 2013, impliquant une baisse du pouvoir d’achat.
Les enseignants s’opposent enfin aux dispositions particulièrement pénalisantes pour les femmes et les mères de famille, en particulier la remise en cause du dispositif pour les mères de trois enfants.

Le SNES se prononce pour une suite rapide de l’action sous forme de nouvelle grève et de manifestations.

La journée du mardi 7 septembre est la plus forte mobilisation dans notre secteur depuis mai 2003.

LES MESURES :

Décalage de deux ans des âges de départ à la retraite : 62 ans pour tous à partir de 2018.

Mesure transitoire

Vous êtes né : Âge du droit au départ :

Avant le 1er juillet 1951 ➜ 60 ans

Après le 1er juillet 1951 ➜ 60 ans et 4 mois

Après le 1er janvier 1952 ➜ 60 ans et 8 mois

Après le 1er janvier 1953 ➜ 61 ans

Après le 1er janvier 1954 ➜ 61 ans et 4 mois

Après le 1er janvier 1955 ➜ 61 ans et 8 mois

Après le 1er janvier 1956 ➜ 62 ans

➜Double peine :
le relèvement de l’âge d’accès à une retraite sans decote induit une réduction du taux de pension : jusqu’à – 14%pour un départ à 62 ans.

➜Une journée de salaire confisquée par mois : augmentation
des retenues pour pension prélevées sur les traitements
bruts de 7,85 % (2010) à 10,55 % (en 2020).

➧➧ Une baisse des traitements nets et une économie
pour l’État qui gèle sa contribution.

➜Mères de 3 enfants : la fin d’un droit.

➧➧ Aucune autre possibilité de départ anticipé en retraite
n’est créée.

➜Minimum garanti dans la fonction publique : une restriction
drastique de l’accès.

➧➧ L’effort pèse aussi sur les plus pauvres.

➜Pénibilité ?

seulement pour ceux qui souffrent « d’un affaiblissement physique avéré [dû au travail] au moment du départ en retraite ».

➧➧ Une prise en compte limitée à 10 000 départs par an
sur un total de 800 000 départs en retraite.

RIEN SUR :

➜L’élargissement et l’amélioration de la cessation progressive d’activité (CPA).

➜Le rétablissement des bonifications pour enfants supprimées dans la fonction publique pour les enfants nés après 2004 et mises sous conditions avant.

➜La prise en compte des années d’études et de formation, de galère avant l’accès à l’emploi.

➜La situation des fonctionnaires polypensionnés.

QUI PAYE ?

➜Salariés et retraités :

20,2 milliards d’euros (en 2020) du fait des mesures sur les bornes d’âge + 4,9 milliards pour les fonctionnaires au titre de la « convergence des règles ».

➜Les plus hauts revenus et les capitaux :

4,6 milliards d’euros (à peine 10 % des besoins de financement).

L’ampleur des manifestations du 24 juin, le renforcement de l’unité et l’appel de l’intersyndicale à la GRÈVE DU 7 SEPTEMBRE ont marqué les débats en commission de l’Assemblée nationale. Les questions de fond ne peuvent plus être esquivées !

AMPLIFIONS NOTRE MOBILISATION !

Grève et manifestation unitaire le 7 septembre

à l’appel de : CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA et CGC

à Marseille :
Rendez-vous à 10h30 au Vieux-Port (RDV FSU : angle Samaritaine/quai côté mairie). Parcours : bd de la République, bd des Dames, Porte d’Aix, Gare saint Charles, Bd d’Athènes, Cours Lieutaud, Place Castellane.

à Arles rendez-vous 10h30 Place de la République