Suite à la demande de la FSU, le recteur réunira un Comité Hygiène et Sécurité sur ce sujet le vendredi 11 septembre. Faites-nous parvenir vos remarques, questions et demandes.

Communiqué de la FSU 13

Grippe A : la FSU 13 s’adresse aux autorités

La FSU 13 s’adresse aux autorités locales (Recteur, Préfet) pour
imposer une information et une concertation locale et obtenir des
éclaircissements sur les conduites à tenir mais aussi sur la prise en
compte de la situation des personnels des différentes services publics
qui ont vocation à accueillir du public.

Notre démarche s’inscrit dans un souci de santé publique pour
limiter la propagation du virus de la grippe A et le nombre de
personnes et d’enfants touchés, dans un souci de principe de
précaution partagé et devant les risques d’angoisse et un niveau de
dramatisation pouvant obérer toute autre forme d’actualité, à une
semaine de la rentrée scolaire et bien qu’une concertation tardive
concernant la grippe A s’annonce au niveau national au sein de
l’Education Nationale.

Les premiers éléments à notre disposition par la communication
ministérielle où à l’occasion du CHS du 12 juin au rectorat nous
semblent aujourd’hui insuffisantes devant la mesure possible du
phénomène attendu par sa vitesse de progression dont il ne nous revient
pas de débattre de la dangerosité, ni d’intervenir sur les choix de publics
prioritaires pour la vaccination.

Nous demandons audience, ainsi que la tenue de CTP et CHS, la
réunion de tous les chefs d’établissement et de directeurs d’école ,
mais aussi la tenue de conseil d’administration, d’école et de CHS dans
les établissements, pour que toutes les questions puissent être posées et
obtenir des réponses avant même la rentrée scolaire et le
développement du virus dans notre région.

Nous souhaitons que des consignes claires soient données aux
personnels sur les conduites à tenir, règles et gestes de vie quotidienne
et l’information à donner au public, aux parents et élèves aussi bien de
manière préventive que lorsque surviendront les premières situations,
les risques de généralisation et le retour à l’école.

Nous souhaitons une politique coordonnée des différents acteurs et
interlocuteurs (Préfet, rectorat, collectivités) pour éviter les
injonctions paradoxales comme cela a pu paraître le cas lors de l’épisode
neigeux de cet hiver.

Nous souhaitons connaître les dispositions prises pour assurer
l’encadrement des élèves et des jeunes lorsque les personnels
seront touchés à leur tour (personnels malades ou dont les enfants
sont malades).

Nous souhaitons nous assurer des dispositions de continuité
pédagogique mise en oeuvre et des sollicitations, attentes pédagogique
en direction des personnels enseignants dans le cadre de fermeture
d’école ou établissements.

Nous souhaitons que le suivi des personnels fasse l’objet de
réponses précises aussi bien concernant la politique de prévention
(masques, vaccinations, recommandations, mise en congé éventuelle de
certaines catégories les plus à risques,...), rôle de chacun dans le cadre
du plan de continuité, risques pour les personnels assurant la continuité
dans l’établissement alors que la reprise du fonctionnement des écoles
imposera à un nettoyage complet, condition de reprise de l’activité,
conséquences financières, compensation, le rôle des infirmières
scolaires... que l’Etat s’assure de l’état de santé de ses personnels pour
leur permettre d’assumer leurs missions de service public et que cette
situation conduise enfin à la mise en place d’une médecine du travail
dans l’Education Nationale.

Dans ce cadre, des mesures doivent être prises afin d’identifier et
de protéger particulièrement les personnes chez qui les effets du
virus peuvent conduire à de sérieuses complications (femmes
enceintes, personnes ayant des maladies respiratoires ou des problèmes
cardiaques, …).

La notion de classe pour recenser le nombre de cas, retenue par le
ministère ne paraît pas la plus adaptée car ce regroupement d’élèves
ne correspond pas toujours aux pratiques pédagogiques ni au
fonctionnement des établissements. La classe n’est pas une entité
fermée et les enfants, les enseignants et les agents se croisent tout au
long de la journée dans le cadre des activités scolaires, sportives,
récréations, repas, garderie et étude, ce qui impose une réflexion sur la
vie scolaire au sein de chaque établissement.

La possibilité de fermeture généralisée des écoles et
établissements scolaires du département pendant plusieurs
semaines par décision du Préfet a été évoquée lors du CHS de juin
aura des effets important sur l’économie locale d’autant qu’elle pourrait
être accompagnée de décisions comparables dans d’autres services ou
commerces accueillant du public. Quelles dispositions ont été
effectivement prises pour assurer les différentes continuités :
encadrement de la jeunesse, transports, approvisionnement des
ménages dans les commerces de grande distribution, manifestations
sportives,...

La possible propagation du virus et la préparation de cet évènement
révèlent un peu plus chaque jour les effets des choix désastreux de
politiques scolaires (réduction importante des moyens de
remplacement, faiblesse de la médecine scolaire et du nombre
d’infirmières, indigence de la médecine de prévention).

Marseille, le 24 août 2009