La mobilisation pour une autre réforme du lycée, pour « un lycée et une école de la réussite pour tous » ne faiblit pas . La première victoire remportée a mis en évidence la force que constituent les convergences entre professeurs, lycéens et parents d’élèves. Il faut continuer dans ce sens

Hier nous étions de nouveau dans la rue, avec les parents d’élèves, les collègues du premier degré, les lycéens et les organisations qui ont concouru au succès des manifestations du 19 octobre et 10 décembre « l’éducation, notre avenir ».

Nous étions 2000 à Marseille, 250 à Aix, des centaines à Aubagne, Gardanne ou Martigues pour réclamer la priorité à l’éducation, l’arrêt des suppressions de postes, la restitution des postes précédemment supprimés.

D’après le Rectorat 44 établissements étaient bloqués par les lycéens (auxquels il faut ajouter maintenant un certain nombre de collèges à Fos, à Marseille ...). Les lycéens avec leurs organisations appellent de nouveau à manifester Jeudi 18 à 14 heures sur le Vieux Port à Marseille mais aussi dans toutes les villes de l’académie et du pays.

Le maintien à un haut niveau de la mobilisation des collègues (les réveillons militants ont rassemblé sur l’académie plus d’un millier de personnes malgré l’opposition du Recteur et du SNPDEN), des lycéens montre que les annonces du Ministre et du Recteur hier ne sauraient nous satisfaire.
Nous pouvons maintenant transformer l’essai. Il faut imposer de véritables négociations sur le lycée, mais aussi sur le collège qui est en difficulté avec la mise en application de la « loi Fillon sur l’école » en maintenant nos mobilisations

Déposons dès maintenant, pour la rentrée dans tous les établissements des HIS pour tirer le bilan de l’action et mettre en avant des propositions pour un « lycée et un collège de la réussite pour tous »

Ce qui veut dire qu’au delà de la réforme Darcos qui est aujourd’hui morte-née, il faut remettre à plat la « loi Fillon sur l’école », l’accompagnement éducatif, la politique dite d’éducation prioritaire qui n’en a plus que le nom, le bac pro en 3 ans.

La demande de demi-journées banalisées dans les établissements pour réunir tous les collègues et faire de nouvelles propositions doit être un axe fort.

Il faut continuer les échanges avec les parents et les lycéens, échanges et convergences qui sont à l’origine du recul du gouvernement.

Le SNES propose aux collègues l’organisation des « Etats Généraux du lycée » en invitant les acteurs du monde de l’éducation, le 17 février au lycée J Perrin. Il faut initier la même démarche en collège

Mettons aussi sur notre agenda l’appel interprofessionnel unitaire à la mobilisation et à la grève le 29 janvier CGT FSU FO CFDT UNSA SOLIDAIRES CFTC CGC et utilisons cette journée comme élément structurant de notre démarche.