Le SNES soutient le mouvement des lycéens qui dénoncent les suppressions de postes et les réformes rétrogrades.

Il condamne les violences qui ont lieu autour des établissements et qui sont bien souvent le fait de bandes organisées qui n’ont pas de rapport avec les lycéens. Il appelle les enseignants et les adultes à rester au contact des élèves pour les aider à s’organiser et veiller à leur sécurité, tout en laissant aux lycéens toute leur autonomie quant aux formes de leurs actions et à leurs revendications. Le SNES demande au Recteur d’assurer la sécurité des jeunes et des personnels en ces temps de contestation d’un projet de réforme des lycées qui ne lui est pas étranger.

Là où la situation l’exigera, en particulier en fonction du comportement des autorités de l’éducation nationale ou des forces de l’ordre, les personnels pourront se mettre en grève pour se rendre aux côtés des lycéens. Le SNES national et le SNES académique ont ainsi déposé un préavis de grève qui court jusqu’au vendredi 19 décembre.

Le SNES oeuvre en lien avec les syndicats lycéens FIDL et UNL, en lien avec la fédération de parents d’élèves FCPE, à créer les convergences entre lycéens, parents et professeurs. Les manifestations nocturnes organisées dans plusieurs villes de l’académie mardi 16 décembre seront l’occasion de manifester ensemble l’opposition à la politique de Xavier Darcos.

Lundi 15 décembre, le SNES national organise des « réveillons de lutte » dans toute la France. Il s’agit pour les sections syndicales du SNES d’inviter tous les personnels de l’établissement, les parents d’élèves et les lycéens à se réunir pour s’informer, débattre et échanger pendant un moment convivial. Ces actions originales rencontrent un écho très favorable auprès des personnels, de parents, des lycéens.

Ces occupations symboliques et bon enfant des établissements scolaires témoigneront que la communauté éducative est légitime à se réunir pacifiquement dans les locaux de l’Education Nationale, institution de la République.

Lundi 15 décembre, organisons partout des réveillons revendicatif pour dire que l’avenir de l’école nous appartient, à nous citoyens.