Désavoué, discrédité,

Le gouvernement doit changer de politique

Abandon du paquet fiscal pour financer l’Education et les services publics

Gel des suppressions de poste

Darcos doit négocier et abandonner les réformes contestées

Une nouvelle fois, les personnels de l’Education se sont majoritairement mis en grève aujourd’hui, dans l’unité syndicale et aux côtés des autres fonctionnaires et des autres salariés, pour dénoncer la politique globale du gouvernement ;
Ils dénoncent en particulier la politique de rigueur salariale pour les fonctionnaires et les pertes de pouvoir d’achat qui s’accumulent depuis 2002.
Ils dénoncent la politique de suppressions de postes dans la fonction publique et dans l’éducation (par exemple, dans notre académie, à la rentrée 2009, 133 suppressions de postes de remplaçants dans le second degré en plus des 171 suppressions déjà annoncées dans les collèges et les lycées).

Ils dénoncent la volonté de passer en force sur les réformes que tout le monde refuse, que ce soit sur la masterisation darcos de la formation et du recrutement des professeurs ou sur la réforme des lycées, qui bien que reportée, pourait réapparaître sous la forme d’expérimentations locales dès la rentrée 2009.

Ils demandent le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat, avec en particulier une augmentation immédiate du point d’indice de +5%, et avec une reconstruction programmée des carrières des personnels.

Ils demandent le gel immédiat des suppressions de postes prévues à la rentrée 2009 et le doublement des postes offerts aux concours de recrutement (pour que les recrutements correspondent aux besoins créés du fait des départs en retraite). Ils demandent un plan de titularisation des personnels non-titulaires.

Ils demandent l’ouverture de véritables négociations sur la nécessaire évolution de l’éducation. Sur la réforme des lycées, sur l’élévation du niveau de recrutement, sur l’amélioration de la formation, sur le collège, nous avons des propositions à négocier. Le gouvernement doit entendre l’avis de ceux qui font fonctionner l’éducation au quotidien.

Les chiffres :

65 % de grévistes dans les collèges (enseignants, CPE, personnels de vie scolaire), 24% selon le Rectorat

60% de grévistes dans les lycées (enseignants, CPE, personnels de vie scolaire), 17 % selon le Rectorat

Exemple de calculs :

Dans un établissement comptant 60 enseignants, 40 sont attendus en classe à 10h, et 20 sont grévistes : cela donne 50% de grévistes. Le rectorat estime qu’il y a 20 grévistes rapportée à 60, cela donne 33%. De ce fait, un enseignant qui commencerait ses cours à 11h ou à 14 h est d’office compté comme non gréviste. Le rectorat élabore par ailleurs ses chiffres sur la base d’un panel d’établissements tenu secret. Et pour cause …

320 000 manifestants dans les rues de Marseille, dont 20 000 dans le cortège FSU. On peut estimer à 15 000 le nombre d’enseignants présents dans le cortège. Il y a 30 000 enseignants dans les écoles, les collèges et les lycées de l’académie.

La Préfecture, qui annonçait 24 000 manifestants à Marseille le jeudi 29 janvier (250 000 selon les organisateurs), annonce aujourd’hui 80 000 manfiestants.

Quoiqu’il en soit, la manifestation marseillaise d’aujourd’hui est la plus grande manifestation qu’on ait vue à Marseille depuis la Libération.

Les suites ?

Le SNES réunit les représentants des établissements à 16 h à l’IUFM Canebière et appelle à réunir des assemblées générales d’établissement ou des assemblées générales locales pour débattre, analyser la situation et amplifier les mobilisations. L’intersyndicale nationale interprofessionnelle de vendredi 20 mars doit proposer des suites unitaires et nationales rapides.

Une prochaine journée nationale d’action aura lieu dans l’Education le mardi 24 mars, avec en particulier un appel à la grève unitaire dans les Lycées Professionnels contre la généralisation du Bac Pro 3 ans et les suppressions de postes. La FSU proposera aux intersyndicales nationales de faire du samedi 28 mars une nouvelle journée de manifestations.

Le congrès académique du SNES Aix Marseille propose enfin de mettre en débat l’idée de rassemblements hebdomadaires réguliers (par exemple tous les lundi à 18 h sur le Vieux Port. A suivre donc…