Dans un courrier envoyé au SNES, une médiatrice de réussite scolaire témoigne sur ses conditions de travail et son avenir.

Bonjour,

Je suis médiatrice de réussite scolaire au collège XY dans le 15 ème arrondissement de Marseille. Je vous contacte de la part de Christophe, professeur au collège.

En fait, je suis tombée sur une circulaire sur les contrats aidés émanant de l’inspection accadémique de l’Isère à propos des congés payés et des congés de fait(http://www.ac.eu.org/spip.php?article1692) . Et j’aimerais vraiment savoir si il est bien légitime que mes collègues et moi travaillions 32 heures par semaine au lieu de 26, pour « rattraper les congés scolaires ». Puisque l’établissement est fermé pour les vacances scolaires, pourquoi les jours travaillés seraient-ils décomptés du quota de jours de congés payés (2,5 par semaines) ?

Pour un salaire de 820 euros par mois, l’accomplissement de tâches diverses et (a)variées (loge, jardinage et j’en passe), le spectre d’une formation à laquelle nous avions sois disant droit (« formation obligatoire » stipulait le pôle emploi), une fiche de poste fantasque et une image de pestiférés dont il a fallu se défaire petit à petit, je me demande si on ne nous prend pas pour des pigeons.
Nous venons tous du RMI, nous avons tous des profils différents, nous nous posons tous des questions, mais j’ose en parler et je compte bien avoir des réponses.

J’aime ce boulot que je vais quitter le 30 juin pour d’autres horizons, j’y ai appris énormément car j’ai eu la chance de mener des projets intéressants en rapport avec l’éducation et la médiation. Mais je pense tout de même à remettre les pendules à l’heure (c’est le cas de le dire). Nous avons tous un sentiment d’exploitation, comme beaucoup de médiateurs rencontrés lors d’une réunion dans notre ville. Et ma préoccupation première ce sont ces 32 heures par semaine et la formation que nous n’avons jamais eu.

A quelles portes faut-il que je frappe afin d’être entendue ? Ai-je un espoir d’obtenir gain de cause ? Quoi qu’il en soit je n’ai rien à perdre. Je suis prête à en découdre !

Merci de votre attention,

A.

Commentaire du SNES
Le service des CAE n’étant pas annualisé, ces collègues n’ont pas à supporter la fermeture de l’établissement qui est indépendante de leur volonté.
Ils n’ont pas à effectuer des heures au delà des 26 H règlementaires. Si celles ci ont été faites, ils doivent réclamer la récupération des heures dues (à déduire du service à effectuer) avec l’appui du S1