Plan d’urgence Marseille = moins de services publics ?

Vendredi 24 janvier 2014, le Rectorat a présenté un projet de restructuration des centres d’information et d’orientation (CIO) de la ville de Marseille au 1er septembre 2014. Ce projet sera soumis au comité technique académique du 25 mars.

Le CIO IIIA, situé 6 rue Edmond Rostand, fusionnerait avec le CIO I (Prado). Tous deux seraient relogés dans les anciens locaux des impôts rue Barral. Le CIO IIIB (Saint-Just) fusionnerait avec le CIO II, situé 17 rue Edmond Rostand, et déménagerait sur le site de celui-ci. Marseille compterait alors 4 CIO au lieu des 6 actuels.

Le Recteur répond ainsi à une commande du Ministère de l’Education Nationale de réduction de la carte des CIO sur le territoire national, dans le cadre de la MAP (modernisation de l’action publique, ex-RGPP).

A une logique comptable centrée sur les moyens, le SNES-FSU a opposé les arguments pour développer une véritable politique d’offres de services sur l’ensemble du territoire marseillais. Il a rappelé le projet alternatif élaboré avec les personnels des six CIO. A l’exception du déménagement du CIO I rue Barral, aucune de ses propositions n’a été retenue. Le SNES-FSU manifeste son opposition totale à ce projet, qui pourrait en particulier conduire à fermer des postes.

Ces annonces éclairent d’un jour nouveau le projet de restructuration des GRETA de l’aire marseillaise sur lequel travaille le Rectorat. Les GRETA sont les services de l’Education Nationale qui prennent en charge la formation continue des adultes. La fusion des quatre GRETA de l’aire marseillaise en une seule entité se fera-t-elle bien, comme le promet le Rectorat, sans licenciement et sans réduction de l’offre de formation ? Cet engagement perdurera-t-il une fois la fusion réalisée ?

Le Plan d’Urgence pour Marseille justifie au contraire que l’on développe et améliore le maillage territorial du service public d’orientation de l’Education Nationale et de formation continue des adultes sur la ville, avec l’ambition de faire de ces lieux ouverts à tous les publics des piliers de la lutte contre le décrochage scolaire, de la rescolarisation et de l’accès à la formation continue pour les jeunes sortis sans qualification.
Le SNES-FSU interpelle les candidats aux élections municipales sur Marseille afin de recueillir leur appréciation sur ces dispositions et de leur soumettre un projet alternatif, consistant à relocaliser et moderniser les locaux des CIO de la ville.

Nous invitons les personnels à décider collectivement des formes de la mobilisation de la profession.

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