Les résultats de grève indiquent 55% de grévistes dans les collèges et les lycées. Ils traduisent une mobilisation d’ampleur comparable à celle du 20 novembre 2007. Les personnels restent donc déterminés à obtenir des réponses positives à leurs demandes sur l’emploi, les salaires, le devenir des services publics. Ils rejettent les réponses qui leur sont faites par le gouvernement :

- refus de reconnaître la dégradation du pouvoir d’achat des fonctionnaires (-7% depuis 2000),

- refus de tracer des perspectives de carrière en particulier dans l’éducation,

- heures supplémentaires comme seul levier de revalorisation au détriment de l’emploi et de la qualité du métier,

- attaques sur les garanties statutaires,

- Suppression de milliers d’emplois, ce qui fragilise l’éducation (réduction programmée des horaires élève, suppression d’options) avec comme premières victimes les élèves socialement les plus en difficulté. Dans notre académie, 345 emplois sont ainsi supprimés à la rentrée 2008.

A cela s’ajoute la forte inquiétude des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation sur les évolutions du système éducatif et de leurs métiers : réforme des bacs professionnels, annonce d’une réforme des voies générales du lycée, concurrence entre les établissements avec le nouvel assouplissement de la carte scolaire, menaces sur l’existence du service public national de l’orientation.

Le report des conclusions du comité Pochard sur le métier enseignant, comme celui de la diffusion du rapport d’audit pour l’éducation nationale sur la Révision générale des politiques publiques, ne peuvent que renforcer leurs inquiétudes sur leur contenu.

Le gouvernement doit aujourd’hui prendre la mesure de la colère les personnels au lieu de se gausser des raisons de la grève.