Suite aux nombreuses interventions du Snes auprès du Ministère, nous obtenons un contingent de 19 promotions possibles à la Hors Classe et nous en sommes satisfaits. Toutefois, notre ratio actuel de 5% n’est pas à la hauteur de celui des certifiés et agrégés (7%) et fort loin des 15% annoncés lors de la création de ce grade. Par voie de conséquence, certains de nos collègues aujourd’hui retraités n’ont pu y accéder, et d’autres le subiront aussi dans les années à venir en fonction des contingents.

C’est pourquoi, nous vous rappelons l’une de nos revendications principales de reconstruction de la grille indiciaire permettant à tous les personnels, sans exception, d’atteindre l’indice terminal de la Hors Classe au cours de leur carrière. De plus, de réelles négociations sur les salaires doivent être ouvertes et traiter prioritairement des retards accumulés par les traitements sur l’évolution des prix, du pouvoir d’achat et des retraites, sachant que nous réclamons sur ce dernier point le maintien de l’âge légal d’ouverture des droits à 60 ans et le retour à une retraite égale à 75% du salaire moyen des 6 derniers mois après 37,5 années de cotisation. Enfin, nous revendiquons la revalorisation de nos professions dans toutes leurs dimensions : rémunération et carrière, allègement de la charge de travail et évolution de nos services sans dénaturation, mobilité choisie géographique et professionnelle, formation initiale et continue, amélioration de nos garanties statutaires.

Concernant le barème académique qui accorde une part au « mérite professionnel » par le biais des points donnés par le chef d’établissement, on ne peut que constater qu’il est source d’inquiétude chez les collègues qui le découvrent tardivement et sans discussion dans la quasi-totalité des cas. Nous demandons donc que la circulaire 2011 comporte l’obligation formelle pour les chefs d’établissement de faire connaître l’appréciation qu’ils souhaitent donner ainsi que les avis, plutôt que de conserver un système dans lequel les collègues découvrent presque par hasard l’évaluation faite par leur hiérarchie.

En ce qui concerne les avis émis par les chefs d’établissement, nous constatons toujours des incohérences entre la notation administrative et ces derniers. En effet certains collègues peuvent bénéficier d’une très bonne note et n’avoir qu’un avis favorable à la hors classe.

Par ailleurs, nous revendiquons toujours la mise en place comme pour les enseignants d’un double avis, chef d’établissement et IPR vie scolaire, de même qu’une double notation. En effet, il est inconcevable que les CPE ne soient évalués que par une seule personne, ce qui laisse la place au doute, à l’arbitraire, et n’est en aucun cas gage de sérénité, phénomène aggravé par le fait que depuis leur création, aucun avis n’a jamais été changé, déni selon les cas du parcours professionnel de l’agent ainsi que de son déroulement de carrière.

Les commissaires paritaires CPE du SNES-FSU

ANTAR Djillali (lycée Diderot, Marseille), ATIA Mohamed (clg de Gréasque), BORELLY Patrick (lycée Daumier), BOURELY Yves (lycée Benoît, 84), HYVERNAUD Jean-Luc (lycée Marseilleveyre, Marseille)
Claude JAUBERT (clg d’Apt), SAMOUILLER Carole (LP Leau, Marseille) et SERVANTON Marlène (clg Malraux, Marseille)