Cher-e collègue,

Je m’adresse à toi aujourd’hui pour te convaincre de la nécessité d’adhérer au SNES cette année.

Nous connaissons bien les difficultés financières qui sont celles des fonctionnaires, fruit de plusieurs années de dégradation lente mais avérée du pouvoir d’achat des salaires et des pensions.
C’est justement ce constat qui amène le SNES à mettre la question de la revalorisation de nos professions au coeur de l’action syndicale de cette année.

Nous voulons obtenir une amélioration substantielle de nos rémunérations, qui touche tous les personnels, quel que soit leur corps, leur échelon, leur avancement dans la carrière.
Cela signifie également lutter contre l’accroissement de la pénibilité au travail, l’accroissement de la charge de travail, en particulier par le biais de toutes les tâches périphériques à l’acte d’enseignement que les chefs d’établissement tentent de nous imposer, sans que leur intérêt pédagogique soit toujours avéré. Cela prend en particulier des proportions insoutenables en collège.

Nous sommes déterminés à nous opposer aux projets de modification de la gouvernance des établissements, présentés à la hussarde en ce mois de décembre à l’occasion de la réforme des lycées, qui tendent à accroître les attributions pédagogiques des chefs d’établissement au détriment des horaires nationaux et au détriment de notre liberté pédagogique.

Car, les projets du gouvernement sont clairs : économiser des moyens sur le dos des personnels et des élèves, en réduisant les horaires disciplinaires, ce qui permettra d’imposer plus de classes à chaque enseignant, en globalisant les horaires des dédoublements et de certains enseignements (langues vivantes), en uniformisant l’enseignement.

Le projet dont nous sommes porteur implique au contraire de développer les situations de travail en petit groupe avec les élèves, par la diminution des effectifs des classes, par le rétablissement de nombreux dédoublements en collège, de diversifier les objets d’étude et les pratiques scolaires.

Démocratiser le système éducatif, c’est s’attaquer véritablement à l’échec scolaire dans les enseignements et dès le plus jeune âge. C’est une nécessité sociale si l’on entend refuser la société duale et clivée que les politiques libérales veulent nous imposer.

La lutte syndicale peut être payante si nous sommes unis, si nous développons des alliances avec les parents d’élèves et les lycéens, avec les autres salariés qui ne cessent d’exprimer leur attachement aux services publics, à l’école publique, aux solidarités. L’année scolaire 2008/2009 ne s’est pas conclue sur des mobilisations à la hauteur des espoirs qu’avaient fait naître les grèves massives de tous les salariés du pays les 29 janvier et 19 mars. Mais celles-ci ont montré qu’il est aujourd’hui possible de se mobiliser « Tous ensemble » contre les projets rétrogrades.

Face aux attaques contre les garanties collectives qui protègent chacun d’entre nous de l’arbitraire des directions, nous avons besoin d’être unis et solidaires. Nous avons besoin d’un SNES toujours plus fort et reconnu.

C’est pourquoi je me permets aujourd’hui, au nom de tous les militants du SNES Aix-Marseille, au nom de ses syndiqués, de t’inviter à nous rejoindre au SNES Aix-Marseille.

Laurent Tramoni

Secrétaire académique

SNES Aix Marseille