20 avril 2008

L’actualité syndicale

Manifestation nationale de toute l’éducation à Paris dimanche 18 mai

- journée nationale d’action et de mobilisation mardi 29 avril zone B

- journée nationale d’actions le 15 mai

- manifestation nationale de toute l’éducation à Paris dimanche 18 mai

- manifestations départementales samedi 24 mai

Pour l’Education, Manifestation nationale 18 mai à Paris

La manifestation nationale doit être à la hauteur des revendications portées dans les grèves et manifestations actuelles.

Un TGV est affrété par la FSU. Arrêts dans les gares de Nice, les Arcs, Toulon, Marseille, Aix et Avignon. Inscrivez-vous auprès de votre syndicat ou de votre section départementale FSU. Souscrivez et collectez pour aider au financement du TGV.

Par ailleurs la FSU a donné son accord à un texte d’appel large de 18 organisations (syndicats, fédérations de parents d’élèves, mouvements pédagogiques,...) pour une politique éducative ambitieuse comportant une journée d’action le 15 mai et une journée de manifestations et rassemblements locaux le 24 mai

Dans l’éducation, alors que les inégalités s’accroissent, que les élèves ont besoin de plus et mieux d’école, la réforme de l’Etat, guidée par la volonté de ne pas remplacer un départ d’un fonctionnaire à la retraite sur deux, aura de lourdes conséquences sur le Service Public, l’avenir des jeunes et les conditions de travail des personnels.

La prochaine rentrée se caractérise par un nombre très important de suppressions d’emplois et une forte augmentation du nombre d’heures supplémentaires. Les graves difficultés qui découlent de ces suppressions d’emplois donnent la mesure des conséquences prévisibles si étaient mises en œuvre les mesures prévues dans le cadre de la RGPP. Les suppressions de 80 000 emplois dans l’Éducation nationale ces 4 prochaines années (soit 20 000 par an à partir du budget 2009) ne pourraient que conduire à des bouleversements majeurs dans l’Éducation nationale tant en ce qui concerne l’offre de formation qu’en ce qui concerne les conditions d’exercice de nos métiers.

Mais au delà des suppressions de postes, de l‘explosion des heures sup, du recours massif à la précarité, les nouveaux programmes dans les écoles primaires, le renvoi du traitement de la difficulté scolaire hors du temps scolaire, les évaluations des écoles, la suppression de la carte scolaire, les annonces des réformes des lycées, la généralisation du bac pro en 3 ans, la suppression des BEP, le danger de redéfinition du métier si le gouvernement suit le rapport Pochard, dessinent une école qui trie, stigmatise et exclut une partie de la jeunesse. Les pratiques managériales mettent en concurrence les personnels et les établissements scolaires et vont à l’encontre des pratiques collectives de travail. C’est une attaque en règle du service public et l’école de la réussite pour tous ne fait plus partie des ambitions à atteindre.

L’Université et la Recherche sont en bute à une offensive libérale fondée sur la concurrence entre établissements, la gestion par projets, la remise en cause de la démocratie universitaire, le développement de la précarité qui vont à l’encontre des besoins tant d’un enseignement supérieur démocratique visant à accroître la réussite de tous les étudiants que d’une recherche publique moderne.

D’ores et déjà se dessine une modification en profondeur de toute l’infrastructure administrative du système éducatif. Ainsi dès la rentrée 2008, par le double jeu d’une reconcentration de missions sur les rectorats et de la mutualisation d’un certain nombre d’autres missions entre IA d’un même département, ces dernières sont en voie de disparition pure et simple. Les dégraissages successifs de la centrale préludent à l’abandon de missions (paye, pensions…) qui seraient au mieux transférées à des « agences ». La constitution d’agences comptables hypertrophiées conduit à la déconnection de cette mission du fonctionnement des EPLE.