15 février 2014

Notre académie, nos établissements

Mardi 18 février : On déshabille l’éducation ?

Mise à jour du jeudi 20 février 2014 :

L’intersyndicale se félicite de la mobilisation du mardi 18 février, plus de 350 collègues présents au rassemblement et une vingtaine d’établissements. Elle prend acte de l’absence de réponse de l’administration.

La rentrée 2014 ne peut se faire sur les bases actuelles.

L’intersyndicale convient d’une nouvelle réunion unitaire le lundi 10 mars à 17 h 30 dans le local de Solidaires.

Elle appelle les établissements à poursuivre les actions dans lesquelles ils sont engagés pour une hausse globale des DHG.

Elle appelle à réunir des AG de mobilisation à la rentrée des congés d’hiver.

L’intersyndicale appelle à la réussite de la journée d’action de tous les salariés du public et du privé du mardi 18 mars, au cours de laquelle elle veillera à donner une visibilité importante aux questions éducatives.

A Marseille, le 18 février 2014

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Déclaration intersyndicale

Rentrée scolaire 2014 dans les collèges et les lycées

Signataires : SNES-SNEP-SNUEP-SNUipp/FSU, CGT’Educ’Action 13, Sud Education 13, SIAES-FAEN, CNT-SO,

Les organisations syndicales suscitées se sont réunies mercredi 12 février. Elles ont pris connaissances des actions menées actuellement dans de nombreux établissements (collèges, Lycées, LP), et de la réunion d’une Assemblée Générale à Marseille lundi 10 février.

La discussion a montré que, partout, les conséquences des propositions de DHG faites par le rectorat ou la direction académique étaient désastreuses : fermetures de classes, regroupements de sections, entraînant des sur-effectifs, baisse du H/E, taux de HSA en hausse, suppressions de postes et d’heures devant permettre les dédoublements, le soutien…

Elles affirment leur détermination à obtenir des moyens supplémentaires pour que la rentrée scolaire 2014 se fasse sur de meilleures bases. Elles refusent que la rentrée 2014 se fasse dans de telles conditions.

Elles revendiquent :

- une hausse des DHG de tous les établissements afin d’assurer des dédoublements et de réduire les effectifs

- Une baisse du temps de travail devant élèves afin que soit reconnu le travail de suivi et de concertation que les collègues effectuent déjà

- Une véritable relance de l’Education Prioritaire avec des moyens spécifiques qui ne soient pas le produit d’un redéploiement

- L’élargissement des diverses mesures dont bénéficient certains enseignants (pondération 1,1 ; primes…) à l’ensemble des personnels

L’intersyndicale appelle les personnels à se réunir dès aujourd’hui dans les établissements afin de préparer la GREVE du MARDI 18 FEVRIER
Et ce mardi 18 février à :

- Se réunir en Assemblée Générale le matin dans les établissements afin de mobiliser le maximum de collègues

- Se rassembler à 14H DEVANT LA DIRECTION ACADEMIQUE (Boulevard Charles Nedelec, Marseille)

Les enseignants du premier degré qui, avec une dotation très largement insuffisante au regard des besoins, ne sont guère mieux lotis, soutiennent pleinement leurs collègues du second degré. Des délégations se joindront au rassemblement.

A l’issue de la journée du 18 février les organisations signataires se réuniront à nouveau pour discuter des suites à donner dès que possible à l’action engagée.

QUELLES SUITES de l’ACTION ?

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Relance de l’Education Prioritaire : quelle analyse en fait le syndicat ?

Le SNES-FSU répond aux questionnements autour de la relance de l’éducation prioritaire.

Sur les moyens à la rentrée scolaire 2014 :

Les redéploiements en cours sont principalement dus à une augmentation non-financée des effectifs scolarisés en lycées : ce sont 70 emplois qui seraient nécessaires pour faire face à l’afflux d’élèves en lycées. C’est la raison pour laquelle les collèges sont appelés à mettre en place les nouveaux dispositifs à moyens constants : le rectorat a préempté des moyens pour les lycées (49 ETP).
La pondération REP + est financée par 25 emplois en heures supplémentaires et 15 emplois redéployés (chiffrage syndical académique).


La demande de baisse des effectifs n’est pas traitée dans le plan de relance Peillon.
Pire même : L’intersyndicale déplore que le Rectorat et le DASEN aient fait le choix cette année de ne pas sanctuariser les moyens des établissements difficiles à la rentrée 2014, ce qui est une rupture par rapport aux engagements et aux pratiques antérieures.

La pondération REP + :

Elle doit permettre une baisse à 16 h 1/3 du nombre d’heures dues (plus une heure imposable).

Il est également possible de l’accepter en HS sur la base du volontariat mais le SNES-FSU insiste sur le fait que la réglementation ne permet pas d’imposer à un professeur plus d’une heure supplémentaire. Il appelle à refuser les heures supplémentaires à chaque fois qu’un poste est menacé ou qu’un collègue est susceptible de subir un complément de service.

Pour le syndicat, le dispositif ministériel doit être lu comme un outil permettant d’alléger la charge de travail. La surcharge de travail aujourd’hui constatée ne permet en effet pas de mener de façon satisfaisante la concertation et le suivi des élèves.
Aussi, la pondération REP+ ne doit pas être le prétexte pris par les chefs d’établissement pour imposer des tâches supplémentaires ou multiplier les injonctions : il s’agit d’un forfait pour dédommager tout ce que nous faisions déjà bénévolement antérieurement pour la concertation et le suivi des élèves. Les professeurs sont et restent concepteurs de leur métier.

Nous demandons que la pondération soit transposée à tous les personnels de l’établissement : CPE, AED.
Tous les personnels devraient bénéficier des mêmes primes et indemnités, y compris les AED.

Timing de la relance :

Nous récusons le choix d’une mise en place du dispositif en deux temps. Le SNES-FSU demande que tous les établissements ECLAIR soient intégrés au dispositif REP + dès la rentrée 2014. Il souligne que le choix des 10 établissements « préfigurateurs » a été opéré sans concertation, sans critères explicites.
Une deuxième vague de REP + est prévue pour 2015 et doit porter le nombre d’établissements concernés dans l’académie de 10 à 35. Les actuels ECLAIR sont concernés. Le SNES-FSU appelle les établissements à écrire au Rectorat pour demander, dans une optique revendicative, leur classement en faisant apparaître l’insuffisance actuelle des moyens, le besoin de temps libéré pour les équipes.

Sur les indemnités :

Le SNES-FSU demande que les annonces soient mises en oeuvre dès 2014 et non en 2015. Le doublement de la prime ECLAIR (pour laquelle nous demandons l’abandon de la modulation) et l’augmentation de 50 % de l’indemnité ZEP sont financées par le budget de l’état.
Ces indemnités doivent être offertes à tous les personnels exerçant dans l’établissement, y compris les personnels de vie scolaire.

L’intersyndicale demande l’abrogation de la circulaire ECLAIR.

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Tout comprendre à la rentrée 2014 : cliquer ici