Deux classes de Seconde expérimentent l’aménagement des rythmes scolaires au Lycée Rimbaud d’Istres avec des cours le matin et en début d’après-midi et des activités sportives ensuite.

C’est une expérience, et sa généralisation dans le cadre actuel semble déjà difficile :

comment faire rentrer toutes les heures de cours sur un temps réduit ?
Comment accueillir tous les élèves sur les équipements sportifs ?
Comment assurer leur encadrement par des profs qualifiés ?

Aménager les rythmes scolaires n’est pas en soi une mauvaise idée, même si ce n’est qu’un aspect du problème du temps de l’élève.

Mais si cette expérimentation est généralisée par une diminution des heures de cours (dans les collèges CLAIR promis à toutes les dérèglementations par exemple), si on ne met pas des profs devant les élèves mais des « intervenants », si le sport remplace l’éducation physique et les activités artistiques l’éducation musicale et les Arts plastiques, si on défoule les élèves au lieu de leur transmettre des savoirs, bref si une fois encore ce n’est que l’habillage de nouvelles suppressions de postes, alors la bonne idée sera à ranger au rang des nouvelles régressions.