28 mai 2008

L’actualité syndicale

POUR LE SNES ET LA FSU, LA MOBILISATION NE PEUT ETRE SUSPENDUE !

POUR LE SNES ET LA FSU, LA MOBILISATION NE PEUT ETRE SUSPENDUE (...)

POUR LE SNES ET LA FSU, LA MOBILISATION NE PEUT ETRE SUSPENDUE !

Les dépêches de presse diffusées le 27 mai à partir de 18h 30 suite à l’intersyndicale Education sont erronées : les propos prêtés à Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES, sortis de leur contexte, ont été amalgamés avec les positions de l’UNSA et du SGEN, fédérations qui considéraient toute action impossible au mois de juin (communiqué du SNES du 27 mai à 21h 30 et de la FSU du 28 mai).

En effet, lors de cette intersyndicale éducation, la FSU a défendu le mandat voté au CDFN (Conseil Fédéral National) du 21 mai : poursuivre l’action en appelant dès maintenant à une journée de grève nationale unitaire le 6 juin.

Aucun accord n’a pu être trouvé sur cette orientation : le SGEN et l’UNSA en particulier se sont prononcés pour la suspension du mouvement jusqu’à la rentrée. Le presse a fait état de cette position qui n’a jamais été celle de la FSU.

La FSU n’a ni accepté ni envisagé une telle suspension.

Les fédérations de la fonction publique se sont réunies ensuite et ont débattu de l’action.
Dans ce cadre là aussi, il n’a pas été possible de parvenir à une décision d’action large : UNSA et CFDT considéraient une action impossible, tandis que FO opposait à une journée fonction publique son mandat d’une journée de grève sur les retraites.
Cependant, la CGT et Solidaires ont clairement affirmé comme la FSU leur volonté de parvenir à une décision d’action unitaire en juin. Elles ont donc convenu de se concerter et d’annoncer sous 48 heures une date.

La période est certes compliquée. Le gouvernement attaque sur l’Education Nationale ET sur la Fonction Publique. Il refuse d’augmenter les salaires ; il supprime les postes de fonctionnaires, donc de profs ; il attaque les retraites ; il démantèle les services publics ; il réduit l’offre et les parcours de formation pour les jeunes ; il dénature nos métiers dans leur mission et leur statut.

Le rapport Pochard dans l’EN est le versant Education du rapport Silicani sur la fonction publique.

Face à la multiplicité des attaques qui exprime une même politique, il faut à la fois répondre à chacune d’entre elles, et construire des mobilisations larges et convergentes sur le fond.

C’est pourquoi l’action ne peut pas s’arrêter ni en juin, ni en septembre, ni ensuite.

Le gouvernement et Sarkozy s’entêtent : nous aussi !

Marseille, le 28 mai, 17h.