23 septembre 2010

Notre académie, nos établissements

Pas de policiers dans les établissements

La mise en place cette année de policiers référents dans quatre collèges du département pose de nombreux problèmes.

Cette décision prise à l’issue des états généraux de la sécurité et de la violence à l’école, imposée dans cinq établissements sans que les personnels de ces établissements n’aient donné leur avis, est condamnée par le SNES comme par l’ensemble de la profession.

Dans un premier temps la coopération entre les établissements et les autorités chargées du maintien de l’ordre existe déjà. De plus, la qualité du dialogue entre les élèves ou les familles et les personnels enseignants et d’éducation est liée à un climat de confiance et de sérénité dans les établissements.

La présence dans l’établissement d’un policier risque de modifier ce dialogue et de créer une confusion sur les personnes qui représentent l’autorité dans l’établissement.

Placer un policier dans l’établissement peut même conduire à importer à l’intérieur du collège les problème de violence qui existe effectivement à l’extérieur. Car, bien heureusement, les problèmes quotidiens rencontrés dans les établissements sont le plus souvent de l’ordre de l’incivilité et ne relèvent pas des forces de l’ordre.

De surcroit, dans le contexte actuels de diminution des personnels de vie scolaire (diminution des assistants d’éducation en charge de surveillance, non renouvellement des Contrats d’Aide à l’Emploi, suppression des médiateur de la réussite scolaire), cette mesure relève de la provocation. En effet la dimension d’encadrement, d’aide, de prévention est, de fait, balayée au profit d’une logique exclusivement sécuritaire.

Le SNES, avec les enseignants et les parents, s’opposera à la mise en place d’un tel dispositif visant à nier le caractère éducatif des établissements. Il agira pour une véritable relance de la politique d’éducation prioritaire et pour obtenir des moyens en personnels qualifiés, permettant aux jeunes d’échapper à la relégation précoce qui les menace, d’assurer leur réussite et d’obtenir les qualifications professionnelles dont un pays développé comme la France a besoin.