21 février 2010

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Rassemblement devant l’IA 13, Mercredi 24 février à 13 h

Le SNES appelle à poursuivre les mobilisations en réunissant rapidement dans chaque établissement des Assemblées Générales pour ancrer durablement la mobilisation dans les établissements

Mercredi 24 février 2010
A 13 h : rassemblement des établissements en lutte devant l’Inspection Académique de Marseille
A 14 h Assemblée Générale des sections syndicales des établissements
Réunion de travail pour préparer les conseils d’administration sur les DGH et la préparation de la rentrée
Tous les élus en CA SNES des établissements sont invités à y participer

Grève du 21 janvier : forte mobilisation dans le second degré

En faisant grève à plus de 50%, à l’appel de la FSU, de la CGT, de Solidaires, les personnels du second degré ont clairement manifesté leur rejet de la politique éducative actuelle et leur volonté d’imposer un autre projet pour le second degré qui est particulièrement malmené par le gouvernement.

Ils ont reçu le soutien dans leur mobilisation des syndicats lycéens et de la fédération FCPE des parents d’élèves.

Attachés quotidiennement à faire réussir l’ensemble des jeunes, ils s’alarment de l’accumulation des suppressions de postes, de ses effets sur l’offre de formation et les conditions de travail, de l’absence de réflexion sur le collège, d’une réforme des lycées qui appauvrira les contenus, renforcera les hiérarchies et accroîtra les inégalités.
Ils exigent du gouvernement l’ouverture d’un véritable débat sur les finalités de l’école, une amélioration des conditions de travail, d’étude et de formation, une revalorisation digne de ce nom de l’ensemble des personnels, le retrait de la réforme des lycées et de celle sur la gouvernance des collèges et lycées, massivement contestées par la profession.

Hier, samedi 30 janvier, 300 vaillants manifestants venus de Marseille ont défilé dans un froid sibérien et sous la neige avec 12 à 15 000 collègues, lycéens, et un chameau.

Un exploit !


Un exploit pour chacun d’entre nous, vu les efforts nécessaires.
Un exploit pour le SNES, vu le coût financier d’une manifestation nationale. La collecte peut d’ailleurs se poursuivre.

La manifestation a rassemblé un nombre impressionnant de professeurs des collèges et lycées, qui manifestaient pour une politique d’ambition scolaire en faveur de tous les élèves, contre la réforme Chatel du Lycée, les suppressions de poste, la suppression de la formation professionnelle des futurs lauréats des concours et le pouvoir pédagogique donné au chef d’établissement et à son conseil pédagogique.

Lire le compte-rendu de Libération

Il faut noter que le second degré s’est particulièrement mobilisé, plus que d’autres secteurs.

Le SNES appelle à poursuivre le travail de mobilisation et les actions dans les établissements, en préparant le prochain temps fort national :

Cette semaine en réunissons des Assemblées Générales pour organiser l’expression militante dans les demi-journées banalisées. Répondant à la crainte des chefs d’établissement de ne pas être en mesure de défendre la réforme face aux enseignants, le Recteur dépêche les IPR en soutien, dans la plupart des établissements.

Les Assemblées Générales sont également l’occasion d’organiser les actions locales : neutralisation du conseil pédagogique, refus collectif des Heures Supplémentaires, refus des tâches et réunions non obligatoires, rétention des notes des copies corrigées, absence d’organisation des bacs blancs, interventions dans les CA pour porter nos revendications et notre projet pour le second degré et nos métiers...

Posons dans chaque établissement une heure d’information syndicale pour la rentrée des vacances d’hiver afin d’être en mesure de relancer la mobilisation collective à la rentrée.

Il faut également convaincre les collègues de la possibilité de gagner sur l’Education, avec le soutien de l’opinion publique, face à un pouvoir qui peine de plus en plus à convaincre de la pertinence de ses choix (taxe carbone, collectivités territoriales, taxe professionnelle, santé publique, emploi, choix fiscaux ...).

A l’image du débat public que nous avons organisé vendredi 29 janvier à Marseille, en présence de la FCPE, de lycéens, du NPA, du PG, du PCF et du PS, organisons partout des rencontres avec la population pour expliquer le sens des réformes et amener les partis politiques à prendre position sur la question de l’Education.

Après la distribution d’un appel aux proviseurs des lycées réunis par le Recteur jeudi 28 janvier, le SNES organise mardi 2 et vendredi 5 février des distributions comparables aux chefs d’établissement des collèges des Bouches-du-Rhône.

Quatre axes majeurs peuvent être développés :

1) les suppressions de postes vont être difficiles à absorber, en particulier dans les collèges

2) l’accroissement du pouvoir des chefs d’établissement, entourés d’un conseil pédagogique à leur main, va dessaisir parents et enseignants de leurs prérogatives et va semer la discorde dans les équipes pédagogiques. C’est un recul démocratique majeur dont nous n’avons pas fini de mesurer les conséquences.

3) la réforme des lycées va se traduire par une augmentation importante de la charge de travail de tous et par une déstructuration des enseignements en lycée.

4) la formation professionnelle des enseignants est supprimée et les futurs lauréats des concours vont être mis à plein temps devant les classes dès la rentrée scolaire.

Signer et faire signer la pétition nationale www.snes.edu