Après l’expérimentation menée l’an dernier dans plusieurs départements, dont le Vaucluse, la « reconquête du mois de juin » est généralisée cette année à toutes les académies.

Après l’expérimentation menée l’an dernier dans plusieurs départements, dont le Vaucluse, la « reconquête du mois de juin » est généralisée cette année à toutes les académies.

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Quelques dates

Les épreuves écrites du premier groupe des baccalauréats généraux et technologiques se tiendront du 18 juin au 22 juin, afin de retarder les conseils de classe le plus tard possible.

Ainsi, les conseils de classe de Terminale auront lieu à partir du 8 juin, ceux de Première à partir du 11 juin et ceux des classes de seconde auront lieu du lundi 15 au jeudi 18 juin.

Les remontées de notes sont fixées au vendredi 3 juillet à 14h, les jurys devant se réunir pour les délibérations du premier groupe le mardi 7 juillet. Les épreuves du second groupe auront lieu le jeudi 9 et le vendredi 10 juillet, avec délibérations chaque soir.

Le calendrier des épreuves orales sera fixé ultérieurement par le Rectorat

Accueillir les élèves

Après les conseils de classe, les élèves qui n’ont pas d’épreuve, comme les élèves de seconde, devraient toujours être accueillis dans les établissements, y compris ceux qui sont centres d’examens. Si les cours habituels ne peuvent être maintenus, les établissements devront proposer des «  activités pédagogiques » diverses, comme par exemple des sorties scolaires.

Organisation générale

Le Rectorat n’entreprendra pas d’externalisation des épreuves du baccalauréat en dehors des établissements scolaires. L’organisation de centre d’examens polyvalents, accueillant plusieurs séries dans un même lieu, n’a pas été retenue, sauf pour les centres qui pratiquaient déjà ce type d’organisation (par exemple dans les Alpes). Ce type d’organisation pourrait conduire à faire passer l’examen dans l’établissement où le candidat à suivi sa scolarité. Neuf lycées privés supplémentaires seront réquisitionnés pour le baccalauréat.

Surveillances

Les enseignants devant assurer les surveillances des épreuves en même temps que l’accueil des élèves de seconde, les conseils de classe, les procédures d’orientation et la correction des copies de baccalauréat, chaque centre recevra une enveloppe budgétaire pour recruter des vacataires pour assurer les surveillances. Lors de la session expérimentale de juin 2008 dans le Vaucluse, les surveillances étaient assurées par 50% d’enseignants et 50% de vacataires recrutés pour l’occasion. Très coûteux, le recrutement de vacataires devraient être fortement limité cette année.

Copies

Par ailleurs, chaque copie sera rémunérée 5 euros, et ce dès la première copie. Le rectorat va organiser les jurys de telle sorte que chaque correcteur ait en moyenne 10 copies par jour, soit une soixantaine de copies par correcteur. Pour les disciplines passant en fin de calendrier, comme l’Histoire Géographie, le Rectorat cherchera à porter le nombre de copies par correcteur à 45. Les professeurs de philosophie seront à nouveau déchargés de surveillance à partir du moment où ils seront en possession de leur copie. Des tournées de collecte et de distribution des copies seront organisées chaque jour, de sorte que chaque correcteur devrait trouver les copies qui lui sont destinées dans son établissement le lendemain de l’épreuve.

Le SNES a dénoncé un calendrier resserré qui met les personnels et les candidats en difficulté : les épreuves écrites se dérouleront cette année sur cinq jours, au lieu de sept les années précédentes. L’intensification du travail et la multiplicité des tâches à accomplir ne sont pas viables et nuiront à la qualité et à la sérénité de l’examen.
Le SNES demande que l’épreuve de philosophie soit avancée au lundi 15 juin et que l’épreuve d’Histoire Géographie soit alors avancée au jeudi 18 juin. Il demande un allongement de la période de correction, par exemple en plaçant la date de retour des notes au lundi 6 juillet. Il demande que les professeurs de Lettres soient dispensés des surveillance, eux qui ont les épreuves écrites et orales de l’AEF. Il demande que le nombre de copies par correcteur soit limité.

La mobilisation des personnels est nécessaire. A suivre.