17 octobre 2009

L’actualité syndicale

Rentrée dans les collèges du 05 sur une équation fausse : -93 = -55

« Avec une perte de 93 élèves dans le second degré, les classes seront-elles remplies ? »
C’est dans ces termes que Le Dauphiné Libéré du 3 septembre 2009 s’inquiétait auprès de l’Inspecteur d’Académie de la baisse annoncée des effectifs dans les collèges du département.

Dans sa réponse l’IA se voulait rassurant sur le remplissage des classes, laissant présager une baisse surestimée, ce que les parents et les professeurs des deux nouveaux collèges ont pu constater le jour de la rentrée avec les classes de 4e à 31 à Tallard et à La Bâtie Neuve.

En fait le constat fait apparaître une baisse ramenée à 55 élèves alors que l’Inspection Académique a décidé 6 fermetures de classes dans le département et 2 suppressions de postes d’enseignants.

Ces mesures ne sont d’ailleurs que le prolongement d’une politique constante de réduction des moyens sans commune mesure avec la baisse du nombre d’élèves comme on peut en juger avec les chiffres suivants :

- en 2002, il y avait environ 6250 élèves pour 425 postes et 263 divisions,

- en 2009, le constat est d’environ 6100 élèves pour 401 postes et 241 divisions.

soit une suppression de 24 postes et de 22 divisions pour une perte de 150 élèves.
Nous vous épargnerons l’introduction d’un nouveau coefficient E/P (Elèves/poste) pour faire simplement observer qu’on a profité d’une perte de 150 élèves en 7 ans pour supprimer 24 postes et 22 divisions !

Voilà les effets d’une logique purement comptable de la politique éducative nationale et de sa déclinaison locale  : le ministère, en se fixant comme priorité absolue la baisse des coûts, refuse de mettre des enseignants et des surveillants en nombre suffisant pour assurer la sécurité des élèves, comme en témoigne l’inquiétante agression d’un enseignant à Tallard, pour laquelle nous demandons une réponse appropriée, à la hauteur de cet acte inqualifiable.

C’est la même logique comptable qui a réduit de manière drastique les moyens de remplacement par des enseignants titulaires. Ils sont aujourd’hui si peu nombreux que l’on a de plus en plus recours à des personnes recrutées ponctuellement dans les pôles emploi, précaires qui ne feront jamais plus de 200 heures, pour ne pas leur ouvrir un droit au chômage et à la couverture sociale.

C’est cette entreprise de destruction de l’Education nationale que l’Intersyndicale Education 05 dénonce, en rejetant avec force, comme Abraham LINCOLN, cette idée qui considère l’Education comme une dépense et non comme un investissement pour l’avenir de notre jeunesse !

C’est dans ce sens que nous continuerons à intervenir auprès des parents, des enseignants et de l’opinion publique pour dénoncer ces mauvais calculs et ces mauvais coups et exiger une politique éducative qui mette en accord les actes avec les discours du Président de la République lui-même .

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