L’intersyndicale nationale interprofessionnelle appelle tous les salariés à venir manifester avec leur famille dans tous les départements de France. L’objectif est de parvenir à une mobilisation qui rappelle les journées des 29 janvier et 19 mars et ce malgré la journée en demi-teinte du 26 avril. Le SNES, avec la FSU, avait proposé dès le 19 mars à l’intersyndicale un calendrier national d’actions plus resserré, avec recours à la grève.

SNES Aix Marseille

Samedi 13 juin 2009

Manifestations unitaires « Tous ensemble Public / privé »

CGT – FSU – CFDT – UNSA – FO – Solidaires – CGC – CFTC

A Marseille, 14 h 30 Vieux Port

Pourquoi les enseignants et les fonctionnaires doivent-ils être présents dans l’action samedi 13 juin ?

Parce que les suppressions de poste ne sont pas soutenables pour les personnels et pour les services : 26 000 en 2009 et 34 000 en 2010, soit pour l’Education 13 500 et 17 000. Entre 2002 et 2010, notre académie aurait ainsi perdu 10 % de ses enseignants !

Parce que le gouvernement veut faire voter par l’Assemblée Nationale pendant les vacances scolaires une Loi sur la mobilité dans la Fonction Publique qui organise, entre autres, le licenciement de fait des fonctionnaires.

Parce que le gouvernement veut se débarrasser du suivi paritaire des affectations et des carrières en contournant les représentants que les agents ont élus lors des élections professionnelles du 2 décembre, portant ainsi un coup sévère au fonctionnement démocratisé et transparent de l’Etat.

Parce que des négociations sont en cours sur la question de la formation et du recrutement des enseignants par lesquelles nous devons obtenir le maintien d’une année de stage après la réussite au concours, le maintien d’une formation professionnelle à l’Université utilisant le potentiel et l’expérience des IUFM, la mise en place de pré-recrutements et de bourses sociales qui permettent la démocratisation des études supérieures.

Parce qu’en lien avec l’élévation du niveau de recrutement des enseignants, les négociations doivent permettre d’aboutir à une revalorisation de nos professions pour tous qui aille au-delà des actuelles augmentations des possibilités d’accès à la hors-classe. Parce qu’il faut lutter contre la précarité, qui touche en particulier les vies scolaires.

Parce que la démocratisation des études et de l’accès aux qualifications est un défi économique et social à relever pour la sortie de crise, parce qu’il faut résorber l’échec scolaire et mettre en place dès le collège des dispositifs d’étude qui permettent d’amener chaque élève à la maîtrise d’une culture commune plus ambitieuse. Parce que l’orientation des élèves ne peut pas être instrumentalisée par le patronat.

Parce qu’il faut réformer les lycées mais sur d’autres bases qu’un rapport Descoings sans ambition ou d’un rapport Apparu qui limite l’accès aux lycées à un collégien sur deux.

Parce que la reconquête du mois de juin, en lycée mais aussi en collège, est un objectif démagogique qui fragilise le baccalauréat et les examens nationaux et rend la charge de travail des personnels insupportable.

Parce qu’on ne peut pas accepter l’externalisation vers l’accompagnement éducatif d’enseignements actuellement dispensés à tous par les enseignants dans leur service, comme par exemple la pratique de l’oral dans les enseignements de langues vivantes.

Parce qu’enfin il faut impérativement réduire les effectifs des classes et augmenter les possibilités de travail et d’étude en petit groupe.

Ce bref aperçu de quelques unes des raisons qui justifient que nos professions aient recours à l’action doivent convaincre chacun de l’importance qu’il y a à être présent samedi 13 juin dans les manifestations et à préparer avec le SNES les suites des mobilisations.