Le surplus de stagiaires reçu dans notre académie, 300 au lieu des 200 prévus initialement, a d’abord conduit le rectorat à proposer des services de stagiaires partagés sur plusieurs établissements, en établissement difficile ou encore en SEGPA. Nous sommes parvenus, lors du groupe de travail d’affectation des stagiaires, à faire supprimer la quasi-totalité des services à cheval ainsi que ceux en ZEP.

Le rectorat s’évertue néanmoins à utiliser au maximum ces stagiaires, voyant uniquement en eux un potentiel d’enseignement et non des enseignants à former. Plusieurs d’entre eux dont le service n’atteignait pas 18h ont ainsi vu ce service complété par une affectation en zone de remplacement !

Nous appelons les collègues à faire collectivement pression auprès des chefs d’établissement de sorte que ces heures de remplacement ne soient pas demandées aux stagiaires car cela serait contraire aux engagements du rectorat.

De la même façon les chefs d’établissement ne peuvent pas demander aux stagiaires d’effectuer d’heures supplémentaires, elles ne seraient pas rémunérées. Certains feignent de l’ignorer, allant jusqu’à proposer un service de 21h 30 à un stagiaire.!

Si le cas se présente dans votre établissement, contactez la section académique du SNES pour que nous en informions le rectorat afin de régulariser la situation.
Nous continuerons à dénoncer cette réforme indigne et à peser pour que les stagiaires soient affectés en surnombre dans les établissements, sur le service du tuteur, afin de dégager le temps nécessaire à une réelle formation.

Dans un premier temps nous demandons au gouvernement, comme cela a déjà été fait par le passé, de recruter des candidats sur les listes complémentaires des concours pour que ces nouveaux collègues viennent en doublette des stagiaires en poste actuellement. Cela permettrait, dès octobre, de diminuer de moitié les services des stagiaires et d’aller vers un recrutement plus conforme aux besoins.

Julien Weisz, Emilie Gendry