28 août 2011

Stagiaires

Stagiaires lauréats des concours : le SNES intervient au Ministère sur la question de l’attestation M2

Lors du groupe de travail de lundi 25 Aout, près de 360 stagiaires ont été affectés en établissement par le rectorat. Cette instance a permis de mettre à jour des erreurs de barème effectuées par le ministère, notamment sur la prise en compte des points dûs aux anciens contractuels. Ces erreurs sont la conséquence directe de la suppression du groupe de travail ministériel de juillet. En effet, pour la première année, les commissaires paritaires nationaux n’ont pu effectuer le travail de suivi des affectations des stagiaires en académie. Nous en avons clairement vu les conséquences lundi.

Le mécontentement des stagiaires porte également sur le caractère tardif de leur affectation en établissement. En effet cinq jours pour trouver un logement avant de rejoindre son établissement est un délai réellement problématique. Sur ce point, toutes les académies ne se valent pas. Certaines affectent les stagiaires en juillet, dès réception des listes provenant du ministère mais cette rapidité empêche toute formulation de vœux et conduit donc à des affectations hasardeuses et inéquitables. Le rectorat doit trouver un compromis, quitte à réduire le temps de formulation des vœux, pour avancer la date d’affectation sans pour autant se priver des vœux des stagiaires ni du groupe de travail qui permet vérification et amélioration des affectations.

Cette proximité entre la connaissance de leur affectation et les débuts en établissement est d’autant plus problématique que ces cinq jours sont totalement occupés par la nouvelle formation des stagiaires : la semaine d’accueil avant le 1er septembre. Cette semaine est présentée comme une réponse aux stagiaires qui débutaient sans aucune formation. Devant ce même constat reconnu de tous, nous avions demandé une décharge de service pour diminuer le nombre de classes en responsabilité. Evidemment cela implique d’autres choix budgétaires que ceux qu’on nous impose et qui sont injustement présentés comme incontournables. Il n’empêche que ce dispositif ne peut rester en l’état : outre le fait d’amputer les vacances, ce qui est dans l’air du temps, il ne permet aucune rémunération des stagiaires qui ne sont recrutés qu’au 1er septembre. De même, un accident éventuel durant ces journées ne pourrait être reconnu comme un accident du travail.

Le SNES sera présent auprès des stagiaires lors de toutes ces journées, pour leur apporter éclairage et soutien dans ce moment de carrière tout aussi excitant qu’angoissant. Le plus gros problème qui remonte de nos échanges avec les stagiaires est celui du master.
En effet le ministère impose aux stagiaires de déposer auprès des services du rectorat leur attestation d’obtention de M2 avant le 1er septembre, faute de quoi les stagiaires ne seraient recrutés qu’au 1er novembre (effectuant d’ici là un service de deux mois en tant que vacataires ou contractuels), et perdraient définitivement deux mois d’ancienneté sur l’ensemble de leur carrière. Ceux qui ne pourraient donner cette attestation avant le 1er novembre se retrouveraient alors en report de stage. Non seulement cette mesure dévalorise le concours, mais beaucoup de lauréats se retrouvent piégés par l’ouverture des universités. Ils savent avoir obtenu le M2 au vu de leurs notes mais ils ne peuvent fournir d’attestation tant que le service adéquat de l’université n’est pas ouvert ou tant que le jury de septembre ne s’est pas réuni.

Le SNES est intervenu au ministère pour qu’une titularisation rétroactive soit possible et que les lauréats dans le cas précédant ne se trouvent pas injustement pénalisés. Nous sommes actuellement en attente de réponse.