L’heure est à la mobilisation pour défendre l’école et ses personnels

Manifestation à Marseille à 14 h de la Place Castellane à l’ IA13

(Les établissements pourront y déposer leurs cahiers de revendications pour un fonctionnement satisfaisant de l’établissement et une juste reconnaissance du travail accompli par les personnels.)

Le mardi 18 mars au matin, l’intersyndicale appelle à réunir des AG de grévistes dans les établissements ou dans les communes pour organiser des initiatives publiques au cours de la matinée (distribution de tracts, rassemblements, …), organiser la visibilité de l’établissement et l’animation dans la manifestation de Marseille et débattre des suites de l’action (nouvelle grève dans les jours qui suivent, manifestation nationale…).

Dans l’immédiat, dans chaque établissement :

- Voter contre la dotation DGH pour la rentrée 2008 (suppressions de postes et augmentation des heures supplémentaires imposées et sous-payées).

- Revendiquer la transformation des HSA en postes et le maintien de tous les postes.

- Réunir les personnels, les parents et les lycéens pour informer des projets gouvernementaux et débattre de propositions plus conformes à l’intérêt général.

Les organisations syndicales de second degré font le constat qu’aucune réponse n’a été apportée à leur exigence de revalorisation des métiers de l’enseignement. Le ministre de Éducation Nationale n’a pris aucune distance vis à vis du rapport Pochard, porteur de dangers pour les statuts et les missions des enseignants (bivalence, augmentation de la charge de travail, empilement des missions, annualisation des services, évaluation à la performance, individualisation des carrières, pouvoir discrétionnaire des chefs d’établissement, menaces sur le recrutement…). Elles considèrent que ce rapport ne peut en aucun cas être une base de discussion.

Dans le même temps, l’insuffisance du budget 2008 aboutit à des suppressions massives de postes (11.000 pour la rentrée 2008, 80.000 d’ici 2012). Il se traduit ainsi dans notre Académie par la suppression de 345 emplois à la rentrée 2008, après 820 suppressions de 2002 à 2007. Il met en péril l’organisation des enseignements dégradant les conditions de travail des personnels et des élèves et porte atteinte à la qualité du service public. Ce constat s’inscrit dans un contexte très général d’attaques contre les salaires, les retraites et les statuts de tous les fonctionnaires.

Enfin, les organisations syndicales rappellent leur attachement aux trois voies distinctes de formation (Générale, Technologique et Professionnelle) et leur refus de la généralisation des baccalauréats professionnels en trois ans que veut imposer le Ministère et qui conduirait en particulier à la disparition des sections de BEP.

Dans l’immédiat, elles soutiennent les actions d’établissement et locales qu’elles appellent à poursuivre et à développer avec un souci permanent d’initiatives unitaires, de contacts avec les parents, d’interventions publiques et auprès des élus pendant la première quinzaine de mars.

Elles appellent les personnels à participer massivement à la journée de grève et de manifestations du 18 mars et à se réunir pour débattre des suites afin de porter les revendications pour l’emploi public dans Éducation, contre les suppressions des postes et le recours massif aux heures supplémentaires, pour une revalorisation du métier enseignant respectueuse des statuts, une consolidation des trois voies de formation en lycée (générale, technologique, professionnelle).