17 octobre 2010

Catégories

VIES SCOLAIRES au cœur des établissements, des contrats en péril

VIES SCOLAIRES au cœur des établissements, des contrats en péril.

En juin dernier l’Inspection Académique annonçait la suppression de 85 postes d’AED. Suite à une importante mobilisation des personnels, le SNES avait obtenu la ré injection de 21 équivalents temps plein. En cette rentrée, c’est au tour des contrats aidés de se retrouver victimes des restrictions budgétaires. Cet été nous apprenions que le Ministère du Budget décidait de ne plus financer que 70% des salaires et cotisations de ces contrats (CUI), ce qui a comme conséquence pour les IA de prendre en charge les 30% restants au lieu de 10% et tout cela à budget constant.

Les collèges et lycées de l’Académie, en particulier les établissements de l’éducation prioritaire, doivent faire face au non renouvellement des contrats arrivant à échéance. De plus, pour les « chanceux » qui seront reconduits, ce sera avec une baisse du nombre d’heures (de 24 on passe à 20) et donc de salaire. Les durées de contrat passent aussi de un an à six mois. On nous annonce 500 CAE de moins d’ici décembre et encore 500 d’ici juin 2011.

Le gouvernement a tenu ces derniers mois de grands discours sur la sécurité à l’école, sur l’aide aux élèves en difficulté, sur la lutte contre le chômage. Il prend aujourd’hui la décision de diminuer le nombre d’adultes dans les établissements, de sacrifier l’ambition de faire réussir le plus d’élèves possible et d’aggraver encore les chiffres du chômage en supprimant des contrats aidés ! Où est la cohérence ? Alors que les quartiers populaires se paupérisent, que les difficultés rencontrées dans les collèges et lycées s’accroissent, le gouvernement choisit la politique du pire, évacuant toute possibilité de prévention et d’éducation sans doute pour mieux mettre en œuvre une politique ultra-sécuritaire… dans le seul but de préparer les prochaines échéances électorales.

Le SNES revendique des personnels qualifiés, stables avec un véritable statut. Nous demandons la transformation de ces emplois précaires en emplois de droit public offrant plus de garanties, permettant un accès aux concours internes, le retour au statut des MI-SE (surveillant-étudiant), l’augmentation des postes aux concours.

Les collèges dans l’action !

Face à cette situation inacceptable pour les personnels et pour les établissements qui doivent désormais fonctionner avec des vies scolaires décimées, des collèges comme Vallon des Pins, Henri Barnier, Jacques Prévert ou Jules Ferry se mobilisent et expriment leur juste colère.
Tenue d’heures d’information syndicale, d’assemblées générales, distribution de tracts aux parents, pétitions, demandes d’audience à l’IA et à la Préfecture, rassemblements…

Un grand mouvement de protestation est lancé !

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE Mercredi 20 Octobre 14h

Pour connaître et faire respecter vos droits, Pour parler de vos conditions de travail et de votre place dans un établissement scolaire

Bourse du Travail, Av Charles Nédelec