8 juin 2017

L’actualité syndicale

Agression d’un lycéen par l’Action Française

Le lycée Périer reçu en audience par le Préfet de police des Bouches-du-Rhône
(précédent article par ici)

Suite à l’agression violente d’un lycéen le 4 mai devant le Lycée Périer par des membres de l’Action Française venus distribuer des tracts, les enseignants du lycée Périer et le SNES-FSU, SUD Education, le SGEN, la MPE13 ont obtenu une audience avec le Préfet de Police le mercredi 7 juin.

Un rassemblement a été organisé devant la Préfecture à l’appel des organisations suivantes : SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUipp-FSU, SUD Education, SGEN-CFDT, MPE13, UNL, MRAP, LDH.

L’entretien avec le Préfet de police a permis de témoigner de la vive émotion de l’ensemble de la communauté éducative et d’obtenir des réponses à certaines de nos questions. L’enquête progresse, sous l’autorité du Procureur de la République. Les abords des établissements scolaires sont l’objet d’une politique de sécurité liée aux risques terroristes mais aussi aux faits de violences qui ont pu se produire dans les dernières années. Il sera tenu compte de l’agression et de la présence de l’Action Française dans le secteur du lycée Périer à l’avenir, notamment en cas de blocage lycéens.

Le groupuscule d’extrême droite qui se revendique de l’Action Française connait bien un regain d’activité sur Aix en Provence et Marseille qui se manifeste par des actions violentes. Certaines manifestations ont déjà fait l’objet d’interdictions et le groupe est sous surveillance. Le préfet de police s’est dit très vigilant quant à leurs agissements.

Nous portons la revendication de dissolution de cette association. Cependant la décision relève du Ministre de l’intérieur et non de la Préfecture, et nécessiterait, aux yeux de la Préfecture, d’être étayée.

Nous continuons de porter cette revendication et resterons absolument vigilants et mobilisés contre les violences politiques et pour la défense des libertés démocratiques.

Caroline Chevé