14 octobre 2010

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on continue mardi 19 octobre dans l’unité syndicale de toutes les professions

La mobilisation ne faiblit pas, trois millions de personnes étaient de nouveau rassemblées dans les manifestations du samedi 16 Octobre, il n’y a que le gouvernement pour annoncer de façon rituelle la décrue du mouvement , décrue démentie à chaque initiative.

Notre prochain grand rendez vous est fixé Mardi 19, veille de vote du texte au sénat !

à Marseille le départ de la manifestation aura lieu à 10H30 sur le vieux port.

à Arles 10H30 Kiosque à musique

19 octobre : amplifier les mobilisations

COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS
CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

> Les mobilisations du 12 octobre ont été de très haut niveau avec une participation aux manifestations en forte hausse par rapport aux journées précédentes.

> La participation des jeunes reflète, au-delà de la question des retraites, leur inquiétude quant à leur avenir et à la situation de l’emploi.

> Cette quatrième journée d’action depuis début septembre contre le projet de réforme des retraites que veut imposer le gouvernement confirme l’opposition grandissante des salariés, soutenus par l’opinion publique, à une réforme injuste et inefficace qui aggrave les inégalités sans assurer la pérennité des retraites par répartition.

> Le gouvernement et les parlementaires ne peuvent ni mépriser ni ignorer les exigences exprimées par les salariés et les organisations syndicales.

> Les organisations syndicales CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent à participer massivement aux manifestations du samedi 16 octobre.

> Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l’ensemble de la loi.

> Pour amplifier la mobilisation et réussir les journées du 16 et 19 octobre, elles appellent l’ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires. Elles se reverront le 21 octobre.

> Les organisations syndicales demandent aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste.

Paris, le 14 octobre 2010.

Intervention de la FSU13 au meeting intersyndical de samedi, en fin de manifestation à Marseille

Mesdames, Messieurs, mes ami(e)s, mes camarades,

Nous sommes dans un tournant du mouvement, un changement de séquence, une semaine décisive qui s’ouvre. Beaucoup de choses ont changé ces derniers jours.

Du côté du gouvernement, on a pu espérer que le passage en force au sénat pour dire « c’est fini les 60 ans ! » se traduirait par un baroud d’honneur mardi dernier. Ils ont pu espérer qu’à force de dénigrer la mobilisation , elle ne retombe ; qu’à force de crier à la manipulation, elle suscite la peur. Non, ce n’était pas le cas. Ce n’était pas le cas, et c’est un nouveau pari perdu par le gouvernement et par le Président. Non seulement ce n’était pas un baroud d’honneur mais c’était surtout une porte qui s’ouvre sur cette nouvelle étape. Une nouvelle étape où la situation sociale se cristallise, se tend, voit arriver de nouveaux acteurs - la jeunesse, faisant preuve d’une grande maturité- , de nouveaux secteurs porteurs d’un fort sentiment d’injustice sociale, d’inégalités, frappés par les effets de la crise que le projet de réforme des retraites du gouvernement incarne dans toute sa splendeur. Une nouvelle étape qui ouvre une porte : de plus en plus la victoire est possible.

Oui, beaucoup de choses ont changé ces derniers jours.

Et si nous savons que nous devons persévérer dans notre détermination à toujours chercher à amplifier, élargir le mouvement et faire entrer dans la lutte ceux qui, bien que favorables, ne se sont pas, n’ont pas pu, encore s’engager, nous voulons vous dire qu’à la FSU, non seulement nous n’avons aucun tabou sur l’action sinon celui de l’unité que nous avons su forger, aucun tabou sur les formes qu’elle prend, ses rythmes, ses contenus, sa reconduction, la reconduction des grèves et c’est la raison pour laquelle nous les soutenons, les encourageons, la proposons à la décision des AG des personnels ; c’est la raison pour laquelle nous travaillons à sa confortation, à son extension.

Nous savons que cela repose sur un investissement important des militants qui s’engagent sans compter et trouvent en eux, dans leurs familles, avec leurs camarades des ressources inépuisables d’énergies et de convictions pour gagner de nouvelles forces. Nous savons que c’est d’abord sur les plus déterminés qu’il nous faut nous appuyer pour faire les liens entre les temps forts et permettre ainsi à tous les autres personnels de s’engager massivement, unitairement et peser encore plus fort dans le rapport de force pour contraindre le gouvernement à retirer son projet et à ouvrir des négociations.

Plusieurs de nos syndicats se sont engagés dans la reconduction de la grève, chez les territoriaux certains depuis plus de 20 jours pour certains services à la cantine, dans les crèches, chez les éboueurs, à la PJJ – la protection judiciaire de la jeunesse-, dans l’éducation nationale. On ne compte plus les initiatives unitaires partout dans le département qui reçoivent toujours un accueil favorable et des signes de solidarité des passants, des usagers, de l’opinion publique.

C’est la raison pour laquelle nous vous avons appelé à ces manifestations de jeudi et de vendredi.

C’est la raison pour laquelle la FSU appelle à faire du 19 octobre, 4e journée de grève nationale interprofessionnelle en 40 jours, à la veille du vote au Sénat, une nouvelle journée exemplaire de grèves et de manifestations.

C’est la raison pour laquelle, la FSU demande aux sénateurs de ne pas adopter cette réforme injuste même si on a pu voir l’entêtement et le mépris du Vice-Président marseillais dans la presse de ce jour. Si tel ne devait pas être le cas que le président sache que ce mouvement s’est ancré durablement dans le pays, qu’il continuera à se développer et que la FSU fera tout pour y contribuer !