Le SNES appelle à diffuser les tracts de mobilisation, à informer sur les projets en cours, sur les retraites, l’éducation et la Fonction Publique, pour amplifier la mobilisation jusqu’au jeudi 23 septembre pour une GREVE TOTALE dans les collèges et les lycées, à mettre en débat avec les collègues les formes que pourraient prendre les suites rapides au 23 : nouvelle grève dans les jours qui suivent, manifestations départementales le week-end, manifestation nationale à Paris début octobre, reconduction de la grève, actions diversifiées dans les localités

le Conseil National du SNES appelle :

sur le plan interprofessionnel

- à participer massivement aux grèves et manifestations du jeudi 23 septembre

- La FSU à poursuive la campagne d’opinion déjà engagée, notamment en direction des jeunes.

- mandate la FSU pour proposer à l’intersyndicale interprofessionnelle réunie après le 15 des suites rapides et rapprochées aux 15 et 23 sans exclure la reconduction de la grève afin de contraindre le gouvernement à ouvrir des discussions pour une autre réforme qui passe par le retrait du projet actuel, à envisager une manifestation nationale début octobre.

- appelle, dans les collèges et les lycées, à la tenue d’assemblées générales, dans le cadre intersyndical, à des initiatives de mobilisation permanente entre le 15 et le 23 septembre incluant la possibilité de reconduction de grèves majoritaires à la suite du 23.

- Appelle à participer avec la FSU à l’Euro manifestation du mercredi 29 septembre à Bruxelles pour s’opposer aux politiques d’austérité qui frappent salariés et retraités sans toucher aux marchés financiers et aux capitaux.

Le SNES développera une campagne auprès des personnels sur la réalité du projet gouvernemental et y opposera ses propositions.

Au plan de l’éducation,

le CN appelle les collègues

- à maintenir l’exigence d’une véritable formation en alternance pour les néo recrutés au minimum et dans l’immédiat dans le respect des engagements pris X.Darcos (un maximum de 2/3 de service hebdomadaire en responsabilité), à continuer de refuser d’être tuteur dans les conditions actuelles et d’encadrer les stages en responsabilité de 108 H, à combattre les pressions effectuées sur les enseignants pour être tuteurs, à faire respecter les ordres de mission et les statuts des personnels utilisés comme TZR.

Le Snes organisera une initiative nationale rassemblant les stagiaires avant la fin du premier trimestre.

- à s’emparer du débat sur les modalités proposées par le Snes pour s’opposer au livret de compétences au collège et à la généralisation de l’épreuve d’histoire des arts au DNB. Dans l’immédiat il appelle les collègues à ne rien se laisser imposer au cours du 1er trimestre en terme d’obligation de renseigner le livret de compétences auquel il continu d’opposer la notion de culture commune. Le SNES mènera une campagne auprès des personnels, des parents et de l’opinion publique sur le collège.

- à poursuivre la lutte contre la réforme des voies générale et technologique du lycée tant en classe de seconde qu’à l’occasion de la préparation de la mise en place des classes de première générale et technologique. Le SNES publiera un document spécifique sur la réforme de la classe de première et sur le bilan de la mise en place de la réforme de la seconde.

- à amplifier la mobilisation pour le développement de la voie technologique, dès la classe de seconde, voie de réussite et de démocratisation. Le SNES proposera une initiative nationale, avec des déclinaisons académiques, associant les partenaires publics et privés qui embauchent des diplômés de cette voie, le 21 octobre, jour de clôture de la consultation nationale sur les programmes. Dans les académies, les plans de formation-reconversion qui sont proposés aux enseignants de STI ne sont pas acceptables . Ils visent à former des enseignants technologues généralistes pour l’ensemble des champs technologiques, et sont prévus en plus du temps de service, sur plusieurs années. Le SNES rappelle que les enseignants devraient bénéficier de décharge de service pour pouvoir s’impliquer dans de telles formations, dont les objectifs devraient être revus. En l’état le SNES appelle les enseignants à refuser de participer à ce type de formations.

- à dénoncer et à refuser la déréglementation (remise en cause des horaires et programmes nationaux, des missions et des statuts des personnels avec les lettres de missions individuelles de mission, le recrutement local sur projet et la création des « préfets des études ») induite par le
dispositif CLAIR que le SNES condamne. Il appelle les collègues à réunir les conditions d’un rejet par le CA des établissements concernés des projets de mise en oeuvre du dispositif, et dans les établissements CLAIR, à signer collectivement une pétition pour exiger la sortie de leur établissement
du dispositif.

- à participer aux actions pour le maintien d’un service public de l’orientation scolaire au service de la réussite des jeunes : refuser d’enter dans des dispositifs mettant en jeu le glissement des missions des COPsy sur les enseignants et en particulier dans le cadre de l’accompagnement
personnalisé en seconde, du tutorat ou des entretiens individuels d’orientation ; à exiger le maintien de l’aide à l’élaboration des projets d’orientation assurée par les COPsy en direction de tous les élèves et un réel travail en complémentarité COPsy-enseignants ; à se battre pour le maintien de tous les CIO existant.

- à proposer à la FSU, en cohérence avec les décisions d’action prises au plan interprofessionnel, une initiative forte, dans le cadre le plus unitaire possible sur les questions éducatives et la préparation du budget 2011 et les postes au concours au moment du débat budgétaire.

Le conseil national mandate le Snes pour organiser dans l’éducation des actions intermédiaires et graduelles avant ce temps fort.

- à s’engager dans le débat sur « les rythmes scolaires » en y imposant toutes les dimensions concernant les missions et l’organisation du système éducatif.

Syndicalisation

Une vaste campagne de syndicalisation doit être impulsée ; l’enjeu est majeur dans le contexte actuel de difficulté pour les métiers et pour porter nos revendications.