16 décembre 2014

L’actualité syndicale

Non-renouvellement de deux contrats CUI au collège André Malraux

Non-renouvellement de deux contrats CUI au collège André Malraux

Lettre des collègues du collège au DASEN

Nous avons appris il y a quelques jours avec consternation la décision de l’inspection
académique des Bouches-du-Rhône de ne pas renouveler deux postes dans notre établissement.

Les
contrats de deux collègues employés en qualité de CUI ne seraient donc pas prolongés.

Cette annonce fait suite à la consigne, déjà subie par de nombreux établissements du département,
de basculer des contrats aidés vers des missions d’AVS. Le besoin de personnels accompagnant les
élèves relevant d’un handicap augmente, mais il n’est pas acceptable, qu’au nom d’un budget
contraint, l’accompagnement de ces élèves se fasse par un redéploiement de crédits existants.

Les conséquences de ces choix seraient considérables.

Tout d’abord, un collègue se retrouverait
sans emploi au 1er Janvier 2015 et la vie scolaire serait contrainte de fonctionner avec un poste de
surveillant en moins.
Dans le même temps, le CDI se verrait privé d’un emploi précieux. En effet,
en l’absence du personnel CUI, le CDI serait fermé un tiers du temps scolaire !

Les groupes d’élèves
accueillis étant conséquents, la suppression de cet emploi aurait des répercussions sur le
fonctionnement de l’établissement, sur la qualité de travail de tous, élèves et enseignants.

De plus, la démarche nous paraît inacceptable. Les collègues concernés ont été recrutés dans des
conditions loin d’être idéales, ce qui ne les a pourtant pas empêchés de s’investir pleinement dans
leur travail et de suivre les formations demandées par l’institution. Alors que tout le monde
s’attendait à un renouvellement, l’inspection académique ose demander aux collègues, au mépris
des projets, des compétences et des qualifications des uns et des autres, de postuler sur des postes
d’AVS.

Faut-il comprendre que l’administration voue les personnels concernés à la précarité
perpétuelle ?

Par ailleurs, les collègues employés avec ce type de contrat exercent un rôle indispensable au bon
fonctionnement du collège, une présence qui justifierait à n’en pas douter des postes pérennes et
statutaires.

Faut-il le rappeler, les deux postes de CUI en vie scolaire ont constitué la réponse
de l’inspection à la fermeture contestée d’un poste plein d’AED à la rentrée 2013.

Notre établissement (près de 900 élèves, dont une grande partie de demi-pensionnaires) ne peut
fonctionner convenablement avec aussi peu d’adultes, un nombre si réduit de surveillants.
De tels
choix ne sont pas tolérables : nos collègues CUI méritent un traitement plus respectueux, notre vie
scolaire mérite de pouvoir travailler correctement. Qui peut croire que de telles décisions
pourront aboutir à autre chose qu’à la multiplication des incidents ?

Cherche-t-on vraiment à
dégrader les conditions de travail et d’étude au collège André Malraux ?

Une chose est sûre, ni les personnels (directement concernés ou pas) ni les élèves ne sont
responsables de cette politique, à laquelle nous sommes opposés depuis le début. Face à de tels
choix, notre détermination est totale, c’est pourquoi dans l’immédiat, nous vous demandons de
reconsidérer ces décisions et de :

Rétablir les postes supprimés.

De prolonger les contrats des collègues concernés qui le
souhaitent

Dans cette perspective, nous demandons à être reçus par vos services dans les meilleurs
délais.