En ce début de printemps 2013, manifester à Paris, aux côtés des professeurs des écoles, des professeurs de lycées professionnels et des personnels du supérieur et de l’université, c’est inscrire notre projet pour le second degré, pour nos métiers, pour nos élèves, dans le projet plus global de la FSU pour toute l’éducation. Au cœur de la tempêté austéritaire, grandit la tentation du renoncement à la « priorité à la jeunesse » sur laquelle le nouveau Président a été élu. Par notre manifestation du samedi 6 avril 2013, poussons pour que, durant les cinq années qui viennent, la rupture avec l’ère sarkozyste soit une réalité dans l’éducation.

Le SNES appelle, avec sa fédération, la FSU, à une manifestation nationale de toute l’éducation à Paris le samedi 6 avril 2013. Le départ est fixé Place de la Bastille à 14 h. Nous vous invitons à en être partie prenante, en participant à la collecte permettant de financer les transports ou en faisant le déplacement à Paris sur les places affrétées par le SNES.

Bien que le contexte économique soit sévère, cette mobilisation sera utile. Alors que le débat sur la loi d’orientation pour la refondation de l’éducation se poursuivra jusqu’en mai, que la loi d’orientation sur l’enseignement supérieur (qui prévoit par exemple que les lycéens professionnels seront prioritaires pour une affectation en BTS) prendra sa suite au Parlement, et que l’acte III de la décentralisation (formation professionnelle initiale, orientation scolaire) est en cours de finalisation, nous estimons que les professionnels qui font l’éducation au quotidien ont des choses à dire dans le débat public et qu’ils doivent être entendus. C’est le sens de cette mobilisation, de sa forme particulière qui, tout en évitant aux collègues de perdre une journée de salaire, concrétise la prise de parole de la communauté éducative sur la place publique.

Certes, nous n’obtiendrons pas tout en une journée. Mais cette manifestation de toute l’éducation au printemps 2013 est pour nous une façon de prendre date pour l’ensemble du quinquennat et d’obtenir une programmation pluriannuelle des investissements.

Certes, après 10 années difficiles, l’idée s’est installée que l’action syndicale avait perdu de son efficacité. Mais, en discutant avec nos collègues, il est possible de convaincre que le contexte a changé, que l’époque a changé : par notre grève de janvier, n’avons-nous pas obtenu l’abandon du jour de carence ? Par notre action, n’avons-nous pas obtenu que soit mis fin au non-remplacement d’un professeur sur deux partant à la retraite, que l’éducation nationale ne soit pas dessaisie de l’orientation scolaire ou des GRETA, que les établissements ECLAIR rentrent dans le droit commun et que soit abrogé le décret Chatel sur l’évaluation par les seuls chefs d’établissement ?
Ensemble, mobilisons-nous pour que le changement dans nos collèges et nos lycées soit concrètement plus sensible.


Ensemble, aidons les forces de progrès à avoir plus d’ambition pour l’éducation.

Laurent Tramoni

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